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Iron Man, la molécule capable de transporter le fer

La régulation de la quantité de fer à l’intérieur des cellules requiert l’intervention de plusieurs protéines. Le manque d’un élément dans ce mécanisme complexe peut être à l’origine de graves maladies. L’absence de ferroportine, par exemple, provoque l’anémie ferriprive. D’après l’OMS, il s’agit du trouble nutritionnel le plus répandu dans le monde, notamment dans les pays industrialisés. Ainsi, le fer est un nutriment essentiel à l’organisme.

Aux dernières nouvelles, un étudiant a mis en évidence une molécule capable de transporter le fer à l’intérieur des cellules. Sous le nom scientifique d’« hinokitiol », elle pourrait permettre de traiter efficacement des maladies comme l’anémie ou la mucoviscidose. Cette découverte pourrait également ouvrir de nouveaux horizons pour la recherche médicale.

Molécule Iron Man

L’étudiant qui a découvert l’hinokitiol l’a baptisé « Iron Man », en référence au super héros en acier des Avengers. C’est une molécule naturelle provenant d’un arbre taïwanais.

L’histoire de la molécule Iron Man

« Mon étudiant, Tony Grillo, testait des molécules pour essayer de relancer la croissance d’une levure déficiente en protéines de transport du fer. C’est comme ça qu’il a découvert l’hinokitiol. Il l’a testé sur des cellules humaines en culture », a rapporté le chimiste Martin Burke.

D’après le Pr Marianne Wessling-Resnick « Cette étude montre que l’hinokitiol peut agir en lieu et place de la ferroportine et ainsi rétablir l’absorption du fer. »

Concrètement, Iron Man a le pouvoir d’envelopper les ions de fer et les transporter à travers la membrane des cellules. Aujourd’hui, il est encore dans un laboratoire. Néanmoins, les concepteurs américains du futur super-médicament se montrent confiants en ce qui concerne les prouesses d’avenir.

« Nous testons activement son potentiel thérapeutique. L’hinokitiol pourrait remplacer des transporteurs comme la ferroportine dans le corps des patients », a expliqué Martin D. Burke.

D’autres molécules du même type

Le Pr Burke a noté que ce futur médicament pourrait également permettre le traitement d’autres maladies génétiques comme l’hémochromatose. Cette possibilité vient du fait qu’ « il pourrait agir comme une prothèse, mais au niveau moléculaire. » Néanmoins, cela reste une de ses vertus potentielles, car il est encore difficile d’évaluer ses effets.

Par ailleurs, cette méthode pourrait susciter d’autres avancées qui concernent le traitement de troubles causés par une protéine manquante. Certaines maladies cardiaques en feraient partie. « Nous souhaitons trouver d’autres petites molécules du même type, afin de mieux comprendre les déficiences en protéines », a ajouté Martin Burke.

Mots-clés médecinesanté

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Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !

  • kervern

    simple remarque c’est pas de la porphyrie, ou du vampirisme tout simplement ?