Ivre, il retourne un livre à la bibliothèque avec 100 ans de retard

Webb Johnson fait la une de tous les médias en ce moment et ce n’est pas surprenant, car il a ramené un livre à la bibliothèque… avec 100 ans de retard. Fort heureusement pour lui, les bibliothécaires ont été cléments.

L’ouvrage en question n’a pas été directement emprunté par notre ami, mais plutôt par son arrière-grand-mère, Phoebe Webb, en 1917. Cette dernière est malheureusement décédée la même année, une semaine avant la date de retour de l’ouvrage, et elle n’a donc logiquement pas eu la possibilité de ramener le livre à temps.

Retard Bibliothèque

Un homme a rapporté un livre emprunté… 100 ans auparavant.

Le livre a ensuite bourlingué pendant plusieurs années, passant d’héritage en héritage, et il a fini par sombrer dans l’oubli.

Le livre a été emprunté en 1917

En 1996, Webb Johnson s’est mis en tête de faire un coup de ménage dans ses affaires et il est alors tombé sur l’ouvrage. Il aurait pu le rapporter à la bibliothèque, mais il ne l’a pas fait et il l’a donc conservé pendant près de vingt ans. Après tout ce temps, il avait effectivement fini par croire qu’il appartenait à sa famille.

Plus tôt dans l’année, l’homme est de nouveau tombé sur le livre. Il s’est alors mis en tête de le rapporter à la bibliothèque.

Pourquoi ? C’est difficile à dire. En arrivant sur les lieux, il s’est senti un peu honteux – après tout, on parle tout de même d’un retard d’un siècle – mais les bibliothécaires ne lui ont pas fait le moindre commentaire. En outre, ils ne lui ont pas non plus demandé de payer une amende et c’est plutôt une bonne chose. Si ces dernières sont désormais plafonnées à 5 $ dans les bibliothèques de la ville, elles atteignaient les 10 cents par jours à l’époque où le livre a été emprunté. D’après les calculs effectués par le SF Gate, le montant de la douloureuse aurait donc pu atteindre les 3 650 $.

L’amende aurait pu atteindre les 3 650 $

Mais le plus drôle, finalement, c’est que le livre en question est en réalité un recueil écrit par Francis Hopkinson Smith, un recueil sobrement intitulé… « Forty Minutes Late ». Ce qui peut se traduire en français par « Quarante Minutes de Retard ». Plutôt ironique, n’est-ce pas ?

Pour la petite histoire, il faut d’ailleurs savoir que F. H. Smith n’était pas seulement écrivain. Il était aussi le descendant de Francis Hopkinson, un des signataires de la Déclaration d’Indépendance, et il a en plus réalisé les fondations de la fameuse Statue de la Liberté.

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