Google a viré un ingénieur pour sexisme… et WikiLeaks lui a proposé un boulot

James Damore, un ingénieur travaillant pour Google, s’est retrouvé sous les feux des projecteurs en début de semaine après avoir publié une tribune jugée résolument sexiste, une tribune qui a déclenché une véritable polémique aux États-Unis et en Europe.

Dans un document de dix pages, l’ingénieur dénonce la discrimination positive faite à l’égard des femmes. Selon lui, il n’est pas nécessaire de forcer l’égalité en faisant référence au favoritisme dont fait preuve Google envers les femmes et les personnes de différentes origines.

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Des avis qui n’ont pas plu à tout le monde et qui lui ont valu son poste au sein de la firme américaine.

Des propos misogynes très critiqués

Dans sa lettre, l’auteur s’en prend aux femmes en affirmant que « Les choix et les capacités des hommes et des femmes divergent, en grande partie, en raison de causes biologiques et ces différences peuvent expliquer pourquoi on n’a pas une représentation égale des femmes dans la tech et aux postes à responsabilité. »

Selon lui, les femmes sont plus sensibles aux sentiments et à l’esthétique qu’aux idées, mais aussi davantage stressées que les hommes qui ont des « aptitudes naturelles à devenir programmeurs en informatique » tandis que la gent féminine, elle, est « plus apte à œuvrer dans le social et l’artistique. »

La note de James Damore est rapidement devenue virale et a suscité la colère de nombreuses personnes. Face à une telle polémique, Google n’a pas tardé à prendre des mesures à l’encontre de l’auteur de la lettre qui a été renvoyé.

Une lettre qui n’a vraiment pas plu à Google

D’après Sundar Pichai, PDG de Google, son entreprise soutient « le droit des employés à s’exprimer, mais une partie de ce document viole le code de conduite de Google en prononçant des stéréotypes de genre blessants dans l’environnement de travail de la société. »

Face à son licenciement, James Damore ne compte pas en rester là car il a décidé de contester son renvoi en justice. Décidément, le désormais ancien ingénieur de Google n’a pas froid aux yeux…

En attendant, l’homme pourra toujours tenter de trouver du réconfort chez WikiLeaks. Julian Assange lui a effectivement proposé un poste. Pour lui, il est indispensable de gérer différemment les problèmes liés au sexisme et la censure n’est pas une réponse adaptée. Plus étonnant, il estime même que la firme américaine a fait preuve… de discrimination en licenciant l’employé.

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