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Japon : un robot pour explorer Fukushima

Il y a six ans, le Japon a connu une énorme catastrophe nucléaire. Ses réacteurs installés dans la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi sont successivement entrés en fusion. Jusqu’à aujourd’hui, des incertitudes demeurent par rapport à l’ampleur des dégâts. Un robot sous-marin téléguidé baptisé Mini-Mambo a été déployé pour explorer le site qui est dangereusement radioactif. Sa mission est de localiser les cœurs fondus des trois réacteurs sinistrés.

Le premier plongeon du petit robot a eu lieu le 19 juillet 2017, pour une mission de reconnaissance. Pour l’heure, il n’y a encore aucun résultat concret. Afin de poursuivre l’investigation, le Mini-Mambo devra bientôt replonger. Il aura pour priorité de trouver le cœur fondu du réacteur numéro trois, jugé être le plus dangereux.

Mini Mambo

Ce robot submersible a le mérite d’épargner aux humains la réalisation de cette tâche mortelle. Selon les estimations des responsables, celle-ci devrait pendre quarante ans environ.

Un impératif majeur

C’est l’exploitant japonais Tepco qui pilote la mission d’exploration des six mètres d’eaux contaminées de l’enceinte de confinement. Néanmoins, le robot a été conçu par Toshiba et L’Irid (International Research Institute for Nuclear Decommisionning, une organisation japonaise pour le décommissionnement nucléaire).

La localisation du corium du troisième réacteur représente un enjeu crucial. Il s’agit d’un amalgame du cœur de combustible nucléaire avec des éléments métalliques comme la cuve. Il est hautement radioactif et très toxique. Il est capable de faire fondre tous les matériaux. À cause de son importante densité, il aurait pu couler à pic dans les profondeurs.

Dans tous les cas, les impacts qu’il pourrait occasionner sont inconnus.

Un petit robot-caméra sous-marin

Le Mini-Mambo mesure treize centimètres de diamètre pour trente centimètres de long. Ayant une forme cylindrique, il est équipé d’une caméra qui lui permet de capter les images. Ces dernières sont transmises en direct vers l’opérateur via un long câble étanche qui assure également son alimentation électrique. Afin de permettre l’éclairage des clichés, il dispose de lampes LED frontales.

Goro Yanase est le responsable du programme système nucléaire chez Toshiba. « Nous avons déjà développé de nombreux robots pour les besoins de l’enquête de Fukushima. » a-t-il noté. Il a ensuite ajouté que « C‘est la première fois que nous devons le faire pour l’accès à une zone confinée et inondée, dans un environnement de radioactivité intense. »

Mots-clés fukushimajapon

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Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !