Jeff Bezos aussi a besoin de ses 8 heures de sommeil

Vous avez besoin de vos huit heures de sommeil chaque nuit ? Rassurez-vous, Jeff Bezos aussi. Le patron d’Amazon s’est exprimé sur certaines de ses habitudes de vie auprès du Wall Street Journal (propos rapportés par Les Echos). Trois grandes directives ressortent de cet entretien avec le quotidien new-yorkais : il faut huit heures de sommeil pour être en forme, les décisions importantes doivent être prises avant 17 heures et il est inutile de se soucier du cours de la bourse.

C’est du moins ce que préconise le dirigeant du géant de l’e-commerce. Récemment désigné par Bloomberg comme étant « l’homme le plus riche de l’Histoire moderne« , l’intéressé précise en outre avoir besoin de prendre son temps le matin et indique qu’en conséquence, les réunions importantes auxquelles il se doit d’assister ne sont jamais programmées avant 10 heures du matin. Voilà qui est dit.

Dans un entretien avec le Wall Street Journal, Jeff Bezos, le patron d’Amazon, a dévoilé certaines de ses habitudes pour bien commencer la journée. Pour lui, dormir huit heures par nuit est déjà un indispensable.

« Je me couche tôt, je me lève tôt et j’aime prendre mon temps le matin« , a expliqué Bezos. Ne pas être pressé de bon matin lui permettrait selon le Wall Street Journal de prendre un café, un petit-déjeuner avec ses enfants et de lire le journal.

Bien dormir, ne pas penser à la bourse et tâcher de prendre trois bonnes décisions chaque jour…

Gérer correctement une multinationale implique de prendre de bonnes décisions, et selon l’entrepreneur, elles doivent idéalement être prises entre 10 heures et 17 heures… mais surtout après une bonne nuit de sommeil. Avec ses huit heures de repos chaque nuit Jeff Bezos assure que tout est plus simple. « Je pense mieux, j’ai plus d’énergie et je suis de meilleure humeur« , a-t-il déclaré avant d’ajouter « si je prends trois bonnes décisions par jour, c’est suffisant« .

Autre conseil du milliardaire, ne pas prendre la bourse trop au sérieux. « Quand le cours monte de 30% sur un mois, je ne me sens pas plus intelligent pour autant (…). Il ne faut jamais passer de temps à penser à la bourse du jour« . « Je n’y consacre pas une minute« , a-t-il promis. Évidemment, c’est plus facile à faire lorsque les indicateurs sont dans le vert et que l’on vient de franchir le seuil des 1000 milliards de dollars en capitalisation boursière.

Reste une anecdote amusante pour conclure l’interview. Initialement, Amazon devait porter le nom de « Cadabra« , mais alors que Jeff Bezos demandait par téléphone à son avocat si ce nom était disponible, ce dernier aurait compris « Cadavre« . La légende ne dit pas s’il y avait de la friture sur la ligne, mais la confusion aura dissuadé celui qui, au début des années 90, n’était encore qu’un jeune patron. « Je me suis dit ‘Ok, ça ne peut pas fonctionner’« , s’est exclamé Bezos.

Quant à la raison pour laquelle Amazon en est venu à vendre à peu près tout et n’importe quoi, l’intéressé a expliqué qu’un simple sondage avait réussi à le convaincre. 1000 clients avaient en effet été interrogés sur ce qu’ils aimeraient pouvoir acheter sur la plateforme, alors qu’Amazon ne proposait en ces temps reculés que des livres, de la vidéo et de la musique. Les sondés réclamaient des produits variés en lien avec leurs besoins du moment, comme des essuie-glaces. L’occasion ou jamais pour Bezos de développer son activité : « Je me suis dit qu’on pouvait tout vendre de cette façon« . Quelques années plus tard, les suites de ce modeste sondage ne l’auront pas contredit.

Crédit illustration : Wikimedia

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