JeuxVideo.com : un nouveau cyberharceleur de Nadia Daam condamné

Le dernier cyberharceleur impliqué dans le harcèlement de la journaliste Nadia Daam dans les forums de Jeuxvideo.com a été traduit devant la justice. Il a écopé d’une peine d’emprisonnement avec sursis de 5 mois et d’une amende de 2500 €.

Mardi dernier, l’un des cyberharceleurs présumés de Nadia Daam a été entendu devant le Tribunal correctionnel de Rennes. Âgé de 27 ans, l’homme a plaidé coupable aux accusations portées à son encontre. En effet, il est accusé de « menace de crime contre les personnes, matérialisée par écrit, image ou autre objet » parce qu’il avait posté sur le forum Blabla 18/25 de Jeuxvideo.com des propos haineux à l’encontre de la journaliste d’Europe 1. À noter que six autres cyberharceleurs ont déjà été condamnés dans le cadre de cette affaire. Ils ont écopé d’une peine d’emprisonnement avec sursis de 6 mois et d’une amende de 2000 €.

Prison Facebook

Pour retrouver le dernier suspect, les enquêteurs ont dû faire face à de nombreux obstacles. Il leur a effectivement fallu près de dix mois pour l’arrêter.

Une menace de mort

Si cet étudiant en philosophie a été condamné, c’est parce qu’il avait menacé de mort Nadia Daam sur le forum de Jeuxvideo.com avec le message suivant : « Je vais t’égorger, violer ton cadavre et faire de même avec ton enfant ».

Un geste qui aurait pu lui valoir jusqu’à trois ans de prison et une amende allant jusqu’à 75 000 €. Toutefois, il n’a écopé que d’une peine d’emprisonnement avec sursis de cinq mois et d’une amende de 2500 €. Rappelons au passage que le Président de la République a annoncé en février dernier l’adoption d’une nouvelle loi pour lutter contre le harcèlement sur internet. Celle-ci prendra effet dès le mois de mai.

Une lutte contre une campagne de cyberharcèlement qui a mal fini

Pour ceux qui ne le savent pas, si ces cyberharceleurs s’en sont pris à la journaliste, c’est parce que celle-ci avait qualifié le forum du site Jeuxvideo.com de « poubelle à déchets non recyclables d’Internet » pour dénoncer une campagne de cyberharcèlement à l’encontre de Clara Gonzales et d’Elliot Lepers.

Une situation qui a mené à la fermeture de la ligne téléphonique « anti-relou », laquelle permettait de décourager les agresseurs sexuels.