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Jumo, un réseau social dédié aux bonnes causes

« Moi, je trouve que la faim dans le monde, c’pas bien ». « Moi, j’ai envie de me battre contre la guerre et pour la liberté ». « Moi, je pense que tout le monde devrait avoir le droit de voter, même les roumaines de la forêt ». Pas de doute, les discours des Miss France, c’trop la classe. C’est même de la bombe, baby. Et n’empêche, les bonnes causes ne manquent pas, suffit de chercher un peu pour en trouver une bonne centaine. Et c’est justement en partant de ce principe qu’un des fondateurs de Facebook a décidé de lancer Jumo, un réseau social fait pour les gens qui veulent changer le monde.

Mais attention, car Jumo n’est pas vraiment un concurrent de Facebook. En réalité, il faut même avoir un compte sur le réseau social de Markou pour en profiter. Une fois que tu es connecté, tu vas pouvoir choisir un mot de passe, balancer ta date de naissance et l’endroit où tu vis pour compléter ton profil. Le tout avec des jolis effets. Perso j’ai bien aimé le petit dégradé vert sur les concours des champs de formulaire sélectionnés.

J’sais, j’suis un poète.

Ensuite, les choses sérieuses commencent parce que tu vas devoir sélectionner les causes qui t’intéressent. Genre t’as l’art, l’éducation, l’environnement, la santé, les droits humains, la paix ou les pauvres. Perso, je trouve que c’est un peu trop restrictif mais bon, j’suis pas un grand spécialiste des bonnes causes. Donc on coche les cases qui vont bien pour dire ce qui nous intéresse et on passe à la suite. Et là, d’un coup, les gars te proposent des projets à suivre. Moi, ils voulaient me refourguer un truc sur les femmes qui font des films ou sur des machins de danseuses. J’sais pas pourquoi, j’comprends franchement pas.

Une fois ton profil validé, tu vas te retrouver sur un Facebook-like avec la tronche de tes copains sur la gauche et une tonne d’actualités sur les projets que tu suis. Même chose, Jumo va aussi te proposer de nouveaux projets à suivre et en rapport avec ceux que tu suis déjà. Ouais, comme les groupes et les fanpages Facebook, c’est complètement ça.

Au final, j’avoue que Jumo ne m’a pas du tout convaincu. De mon point de vue, ce n’est pas forcément en restant les fesses dans son fauteuil devant l’écran de son ordinateur qu’on parviendra à créer un monde meilleur. C’est sûr, c’est pas politiquement correct de dire ça mais je doute par exemple que ce service puisse empêcher le gouvernement iranien de lapider ses femmes. Non, là, faudrait que ce soit les instances mondiales qui se bougent les fesses. Et finalement, ce service aurait sans doute eu beaucoup plus d’impact s’il avait été directement intégré à Facebook. Faut croire que le copain Mark s’en fout aussi, des bonnes causes.