Jupiter serait la planète la plus ancienne du système solaire

Jupiter n’a visiblement pas encore livré tous ses secrets. D’après plusieurs astronomes, la géante gazeuse serait en effet la planète la plus ancienne du système solaire et elle abriterait en plus deux nouvelles lunes.

Jupiter n’est pas une planète tout à fait comme les autres. Immense, elle est en effet plus volumineuse et plus massive que toutes les autres planètes du système solaire réunies.

Jupiter

Elle a une autre particularité intéressante. Très lumineuse, elle est visible à l’œil nu et elle est même le quatrième objet le plus brillant de la voûte céleste après le Soleil, la Lune ou encore Vénus.

Jupiter, une planète pas tout à fait comme les autres

Cette immense planète vient se ranger dans la catégorie des géantes gazeuses et elle est ainsi balayée par des vents violents, des vents pouvant atteindre les 600 km/h. En outre, en raison de sa taille, son influence gravitationnelle s’étend au-delà du système jovien et c’est précisément pour cette raison qu’elle possède autant de satellites.

Comme toutes les autres planètes du système solaire, Jupiter fascine les astronomes depuis de nombreux siècles et elle a fait l’objet d’un nombre considérable d’études.

Scott Sheppard, David Tholen et Chadwick Trujillo ont précisément procédé à plusieurs observations au fil de ces derniers mois et ils ont fait une découverte pour le moins étonnante. En observant attentivement la planète et la zone l’entourant à l’aide des relevés effectués par Kepler, ils ont en effet découvert la présence de deux nouveaux satellites situés dans son orbite, des satellites dont le diamètre serait en plus compris entre un et deux kilomètres.

En tout, cela porte donc le nombre de satellites situés dans l’orbite de la planète à soixante-neuf.

Mais ce n’est pas le plus intéressant. Thomas Kruijer a monté une autre équipe de son côté afin de mener des analyses portant cette fois sur l’âge de la planète.

Jupiter a deux nouveaux satellites

Contrairement à la Lune ou encore les astéroïdes filant dans le système solaire, les scientifiques ne possèdent aucun échantillon de Jupiter. Toutefois, les chercheurs chargés de cette étude ont eu l’idée d’utiliser des signatures isotopiques de plusieurs météorites situés dans la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et la géante gazeuse afin de déterminer l’âge de cette dernière.

Pour se faire, ils ont travaillé à partir de dix-neuf échantillons de météorites de fer, des échantillons stockés au Musée d’histoire naturelle de Londres et au Field Museum de Chicago.

Les scientifiques les ont ensuite dissouts dans une solution composée d’acide nitrique et d’acide chlorhydrique avant de séparer les éléments du tungstène pour évaluer l’âge des météorites associées.

En combinant leurs résultats, ils ont réussi à identifier deux groupes de météorites distinctes. Certaines s’étaient formées près de l’étoile de notre système solaire, d’autres à proximité de la géante gazeuse. Mieux, les chercheurs ont également pu déterminer que ces corps avaient globalement le même âge.

Leur étude leur a permis de déterminer que le noyau solide de Jupiter avait dû se former il y a environ 4,6 milliards d’années, soit environ un million d’années après l’apparition du système solaire.