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K2-288Bb : une nouvelle exoplanète, découverte par des astronomes amateurs

L’univers n’en finira jamais de nous surprendre. Une nouvelle exoplanète vient récemment d’être découverte. Baptisé K2-288Bb, l’astre a été mis à jour par des astronomes amateurs qui ont pu accéder aux archives historiques de Kepler, le télescope spatial de la NASA.

Composés de plusieurs volontaires dans le cadre d’un programme citoyen appelé « Exoplanet Explorers, » les apprentis « chercheurs » ont pris le temps de parcourir manuellement les données récoltées par Kepler plutôt que d’utiliser le logiciel de l’agence spatiale américaine.

C’est de cette manière que l‘équipe a pu mettre au jour l’existence de cette exoplanète qui avait jusqu’ici échappé aux scientifiques de la NASA.

Ce qu’on sait sur K2-288Bb

Le terme « exoplanète » désigne les planètes qui tournent autour d’une étoile en dehors de notre système solaire. Pour ce qui est de K2-288Bb, les scientifiques ont dévoilé qu’elle est située à environ 226 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Taureau.

Les chercheurs ont également découvert que le système stellaire dans lequel K2-288Bb se trouve est dominé par deux naines rouges qui sont éloignées l’une de l’autre d’environ 5,1 milliards de km. Comparée à notre Soleil, l’une des deux étoiles est deux fois plus petite tandis que l’autre fait tout juste le tiers de la taille du Soleil.

Les données récoltées sur K2-288Bb laissent également supposer qu’il s’agit d’une exoplanète possiblement rocheuse et peut-être riche en gaz. D’autres recherches vont être menées à son sujet pour en savoir davantage sur ses caractéristiques.

Plus grosse que la Terre

K2-288Bb présente également des particularités étonnantes au niveau de sa taille. Il se trouve que cette nouvelle exoplanète est environ deux fois plus grosse que la Terre. Il s’agit d’une information vraiment importante pour les recherches futures, car il est relativement rare de trouver des planètes extrasolaires de cette taille.

Comme l’explique Adina Feinstein, principale co-auteur des recherches : « C’est une découverte très excitante, car les planètes de cette taille sont relativement peu courantes. »

Cette découverte permet également à Kepler de tirer sa révérence dans les honneurs. Le télescope n’est plus de service depuis octobre 2018. La NASA utilise désormais TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) pour repérer de nouvelles planètes.

Mots-clés astronomie