Keek, le Twitter de la vidéo

De nombreux réseaux sociaux émergent chaque année mais très peu d’entre eux parviennent à tenir le coup face aux géants que sont Twitter, Facebook ou encore Google+. La seule solution pour trouver sa place, finalement, c’est de proposer un concept original. Yep et c’est justement la stratégie de Keek qui se positionne finalement comme le Twitter… de la vidéo. Exactement comme la toute première version de Seesmic, pour ceux qui ont connu cette lointaine époque… Moralité, si vous n’avez pas peur de vous montrer et si vous avez envie d’explorer de nouvelles contrées, quelque chose me dit que Keek risque de vous taper dans l’oeil.

Keek, le Twitter de la vidéo

Keek, un service majoritairement fréquenté par des américains

A condition que vous maitrisiez l’anglais. Car en effet, Keek est actuellement fréquenté par une majorité d’américains. Pour le moment, le service n’a pas encore percé en Europe, très peu de francophones en ont parlé et il faudra donc sans doute attendre un petit moment avant que les frenchies, les suisses ou les belges (sans oublier nos cousins canadiens) ne débarquent sur la plateforme. Bon, remarquez, ce n’est pas non plus un drame puisque ça vous permettra de potasser un peu votre anglais.

Keek, le Twitter de la vidéo

Keek, présentation du service

Bon et comment ça se passe au juste ? Assez simplement en fait. On arrive sur le service, on créé son compte, on envoie un petit message à nos amis par mail, sur Twitter ou sur Facebook histoire de les inviter à nous rejoindre et on se retrouve face à notre tableau de bord. De là, on pourra consulter notre flux, exactement de la même manière que sur Twitter. La seule chose qui change, finalement, c’est que les nouveaux messages postés sur la plateforme sont exclusivement des messages en vidéo. Des vidéos plutôt courtes, d’ailleurs, puisqu’elles ne peuvent pas excéder 36 secondes. Ca fait court, c’est vrai, mais 140 caractères c’est aussi court, hein. Donc au final, c’est surtout une question d’habitude.

Pour les réponses, en revanche, il faut souligner le fait qu’il est possible d’opter pour de la vidéo ou pour du texte. Ensuite, notez qu’il est évidemment possible de rester en contact avec d’autres utilisateurs en les ajoutant à nos amis. Il faut d’ailleurs savoir que Keek repose là encore sur le même concept que Twitter avec des « followers » et des « followings » pour chaque profil. Si vous êtes un habitué de la plateforme de micro-blogging, c’est sûr, Keek ne devrait pas vous prendre au dépourvu. Même chose, la plateforme propose également une messagerie privée.

Le truc assez cool, sinon, c’est que si vous n’avez aucun ami, Keek va vous proposer d’utiliser un outil pour en trouver, un outil qui va vous permettre de trouver d’autres gens en fonction de leur âge, de leur pays, de leur sexe ou de leur style. Yep et il faut savoir que le service est fréquenté par… *roulements de tambours*… 97 français. Enfin 98 maintenant.

Keek, le Twitter de la vidéo

Keek, des applications mobiles sur iOS et Android

Aujourd’hui, pour fonctionner, un réseau social doit nécessairement être accessible depuis un terminal mobile. Logique, sans une application dédiée, on ne peut pas partager notre quotidien. Et si on ne peut pas partager notre quotidien, alors ça ne sert à rien de fréquenter un réseau social. Là dessus, on pourrait le faire à la Spinoza et rajouter un petit « cqfd » mais je pense que vous avez saisi l’idée.

Oui, et bien les concepteurs de Keek aussi puisqu’ils ont accompagné leur service de deux applications mobiles disponibles à la fois sur iOS et sur Google Android. BlackBerry et Windows Phone manquent à l’appel, c’est vrai, mais on peut tout de même souligner le fait que ces applications sont plutôt bien conçues, elles profitent même d’une interface très agréable à utiliser. Mieux, toutes les fonctions proposées par le portail web sont aussi accessibles dans les applications. On pourra donc dialoguer avec les autres utilisateurs, publier de nouveaux messages vidéos, faire des recherches et bien plus encore.

Keek, le Twitter de la vidéo

Keek : est-ce que ça va marcher ?

C’est finalement la question que l’on peut se poser. Après tout, les réseaux sociaux sont nombreux sur le web, très peu d’entre eux parviennent à durer sur le long terme et Seesmic proposait exactement la même chose avant de revenir très rapidement en arrière. Oui, parce que mine de rien, les gens n’aiment pas montrer leur trombine sur le web. Et ce autant par timidité que par méfiance, d’ailleurs. Dans ce contexte, il est donc légitime de se demander si Keek parviendra à s’imposer sur le secteur et s’il réussira à fédérer une communauté suffisamment importante pour lui assurer une certaine pérennité.

Bien sûr, je n’ai pas vraiment de réponse à cette question. Toutefois, ce que je remarque depuis quelques années, c’est que les internautes ont beaucoup changé. A mon époque, pas si lointaine d’ailleurs, nous nous dissimulions presque tous derrière des pseudonymes. Aujourd’hui, les gens interviennent sur Twitter, Facebook ou même sur leur blog avec leur vrai nom, avec leur véritable identité. Tout le monde ne le fait pas, c’est vrai, mais c’est devenu quelque chose de « normal », de « légitime ».

Au train où vont les choses, il y a donc de fortes chances que les conversations en vidéo finissent elles aussi par se normaliser. Et d’ici deux ou trois ans, je pense que 80% des internautes n’auront aucun scrupule à se montrer en vidéo sur le web. Remarquez, avec Chatroulette, déjà, on a fait un grand pas, hein… Enfin, façon de parler…

Et puis l’avantage de la vidéo, finalement, c’est que ça prête moins à confusion. Alors qu’un tweet, ça peut très vite déraper.

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Mots-clés keekvidéoweb

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Frédéric Pereira

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.