Kepler a découvert 219 exoplanètes

Kepler n’a visiblement pas chômé ces dernières années. Le télescope spatial a en effet découvert pas moins de 219 nouvelles exoplanètes. Mieux, une dizaine d’entre elles seraient potentiellement habitables.

La NASA a effectivement tenu une conférence de presse hier afin de présenter les dernières découvertes du télescope. Pour se faire, l’agence spatiale a tout simplement dressé un récapitulatif des quatre premières années d’observation de l’appareil.

Kepler

Kepler a quitté notre belle planète en mars 2009. Il fait partie du programme Discovery et il a pour but de nous découvrir les planètes telluriques et les corps orbitant autour des étoiles de notre galaxie.

Kepler, un télescope pas comme les autres

Placé en orbite héliocentrique, il utilise un photomètre pour surveiller la brillance de plusieurs dizaines de milliers d’étoiles. Les données relevées par ses instruments sont ensuite transmises à la Terre et passées au crible par les chercheurs en charge du projet.

Ces derniers les analysent pour détecter des obscurcissements périodiques. Lorsqu’ils en détectent un, ils procèdent à des analyses plus poussées afin de déterminer s’ils sont causés par une planète située dans l’orbite de l’étoile.

Le processus est long et fastidieux. Depuis la mise en fonction du télescope, des milliers d’obscurcissements ont été détectés, mais les chercheurs de la NASA n’ont pas encore traité toutes les données.

L’agence spatiale américaine a donc profité de cette conférence de presse pour revenir sur les quatre premières années d’activité du chasseur d’exoplanètes, avec de nombreux chiffres à la clé. Elle a notamment révélé que Kepler avait détecté pas moins de 4 034 mondes situés dans l’orbite de leur étoile. Parmi elles, les chercheurs ont pu confirmer l’existence de très exactement 2 335 planètes en utilisant d’autres télescopes.

Plus de deux cents nouvelles exoplanètes ont été détectées

Intéressant, mais ce n’est pas fini, car cinquante de ces planètes auraient une taille proche de celle de la Terre et elles se trouveraient en plus dans la zone d’habitabilité de leur étoile. Une trentaine d’entre elles ont d’ailleurs été confirmées par les astronomes.

Ces chiffres sont impressionnants et nous ne sommes vraisemblablement pas au bout de nos surprises. La NASA a en effet indiqué que Kepler avait découvert dernièrement pas moins de 219 nouvelles exoplanètes. Dans la liste, on trouverait en outre dix planètes d’une taille comparable à celle de la Terre et situées dans la zone habitable de leur étoile.

L’une d’entre elles, notamment, a attiré l’attention des astronomes en charge du projet : KOI 7711. Légèrement plus grosse que la Terre, elle profiterait d’une exposition similaire à celle de notre planète. Mieux, elle serait en plus placée dans l’orbite d’une étoile proche de notre Soleil et elle mettrait très exactement 303 jours à en faire le tour. Elle ressemblerait donc beaucoup à notre propre planète. Seul bémol, elle se trouve à environ deux mille années-lumières de notre monde.

Plus intéressant, en analysant les données associées à ces planètes, la NASA a réalisé que les planètes rocheuses pouvaient se diviser en deux classes différentes, variant en fonction de leur taille. Les plus petites seraient susceptibles de ressembler à notre planète, mais les plus grandes ressembleraient davantage à Neptune.

Pour rappel, Kepler était initialement censé prendre sa retraite en 2012, mais la NASA a choisi de repousser la fin de la mission en 2016. Elle compte désormais l’utiliser jusqu’à ce que le James Webb Télescope soit en place.