Kepler a permis la découverte d’un nouveau système planétaire

La NASA a lancé le télescope spatial Kepler en 2009. L’appareil  a été envoyé dans l’espace dans le but de détecter des exoplanètes de type terrestre, susceptibles d’accueillir la vie. Il utilise la méthode des transits et observe la luminosité de cent quarante-cinq mille étoiles. Dernièrement, les données qu’il a fournies ont permis à des astronomes amateurs de découvrir un nouveau système planétaire.

Le nouveau système planétaire a été baptisé K2-138. Il se trouve dans la constellation du Verseau, située à environ 620 années-lumière de la Terre. Les chercheurs y ont détecté cinq exoplanètes. Chacune d’elles pèse entre deux à trois fois la masse de la Terre. Les scientifiques ont découvert K2-138 grâce à la plateforme collaborative Zooniverse.

Espace

Les détails sur le nouveau système planétaire ont été publiés dans l’Astrophysical Journal.

Quelques particularités

L’Agence spatiale américaine a annoncé la nouvelle jeudi dernier, lors de la 231e réunion de l’Union américaine d’astronomie à Washington. Les panellistes qui ont fait la présentation sont des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et du California Institute of Technology (Caltech).

K2-138 présente certaines particularités. Les planètes sont très proches de leur étoile parentale. Contrairement à celles du système solaire, leur orbite semble concentrique. Par ailleurs, leur étoile est légèrement plus froide et plus petite que le soleil. Elles sont extrêmement chaudes, avec une température allant de 427 °C à 982 °C.

Avec l’aide du grand public

Chaque jour, la mission K2 fournit d’innombrables données à analyser. Il est donc impossible pour les chercheurs de la NASA d’effectuer tout le travail. Zooniverse permet à tout volontaire de chercher lui-même des exoplanètes. « Nous avons mis toutes ces données en ligne et dit au public : aidez-nous à trouver des planètes », ont d’ailleurs admis les chercheurs.

« Les gens peuvent se connecter et apprendre à déceler la présence d’exoplanètes, puis regarder à travers les données collectées par le télescope Kepler pour savoir s’il faut classer un signal donné comme un transit ou non », a expliqué Jessie Christiansen, de l’Institut de technologie de Californie (Caltech).

« Ce qui est excitant, c’est que nous avons trouvé ce système inhabituel avec l’aide du grand public », a-t-il poursuivi.