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Kepler bientôt à cours de carburant

Kepler, le télescope spatial de la NASA, ne tiendra plus très longtemps. L’agence spatiale américaine l’a en effet  mis en état d’hibernation pour pouvoir télécharger toutes les données scientifiques accumulées par le vaisseau spatial durant sa dernière observation.

Une fois le téléchargement terminé, le vaisseau se chargera d’effectuer d’autres observations avec le carburant restant dans son réservoir.

Kepler

Kepler en est à sa 18ème campagne d’observation le 12 mai 2018. Cette mission consistait à fixer une parcelle de ciel dans la constellation du Cancer que les scientifiques de la NASA ont déjà étudié en 2015. Cette seconde observation a pour but de permettre aux astronomes de confirmer l’existence d’exoplanètes qu’ils ont précédemment identifiées et d’en découvrir de nouvelles.

Toutefois, en raison de ce manque de carburant, la priorité n’est plus à l’observation, mais au rapatriement de données collectées par le vaisseau sur Terre.

Le téléchargement des données

Pour que Kepler puisse transférer ses données, il faut qu’il pointe son antenne vers la Terre et qu’il transmette les données à un réseau appelé Deep Space. Seulement, ce dernier ne sera fonctionnel qu’en août 2018.

En attendant, les chercheurs de la NASA ont mis le vaisseau spatial en état d’hibernation pour économiser du carburant.

Normalement, Kepler devrait se réactiver le 2 août 2018 pour effectuer le téléchargement des données. Une fois cette étape achevée, les scientifiques fourniront une mise à jour à Kepler qu’ils prévoient de lancer dans une 19ème campagne d’observation le 5 août 2018 avec le reste de son carburant.

Kepler a confirmé l’existence de 2.650 exoplanètes

Même si les nouvelles données scientifiques sont encore stockées dans le télescope spatial, les chercheurs peuvent déjà se pencher sur les informations envoyées dernièrement par Kepler. Cela inclut la découverte de 24 nouvelles planètes, ce qui ramène actuellement le nombre de planètes confirmées par l’engin spatial à deux mille six cent cinquante.

Selon les scientifiques de la NASA, le carburant restant dans le vaisseau spatial devrait encore durer quelques mois. Le système de vol de l’engin spatial a été développé par Ball Aerospace & Technologies Corporation en collaboration avec le laboratoire de physique atmosphérique et spatiale de l’université de Colorado.

Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !