Kepler montre de nouveau des signes de faiblesse

Kepler, le télescope de la NASA, qui souffre depuis longtemps, est à nouveau hors ligne sans aucune raison apparente. Alors que l’agence a annoncé un second défi, les scientifiques l’ont mis en veille, car il avait du mal à se positionner avec précision et ne disposait plus assez de carburant. Au début de sa dernière campagne d’observation, le fameux chasseur de planète s’est rendormi et pourrait ne plus se réveiller.

Le vaisseau spatial a été découvert dans cet état après de nombreuses entrées en mode sans échec. Plusieurs fois, l’engin a été réanimé pour pouvoir continuer les recherches. Les ingénieurs ont essayé de maximiser ce qui restait dans son réservoir pour que les données puissent être collectées.

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« Après un retour réussi des données de la dernière campagne d’observation, l’équipe de Kepler a mis le vaisseau spatial en position de commencer à collecter des données pour sa prochaine campagne », a écrit la NASA sur la page du télescope.

Un succès astronomique indéniable

Le projet d’utiliser Kepler pour de nouvelles observations a ainsi été suspendu. S’il ne se réveille plus, il sera abandonné, dérivant à environ cent millions de kilomètres de la Terre.

En dépit de ces difficultés récentes et de la fin imminente de la mission, Kepler a connu un succès retentissant. Sa mission a duré beaucoup plus longtemps que prévu. Lancé en 2009, il était initialement conçu pour ne fonctionner qu’un an, mais ses travaux se sont poursuivis jusqu’en 2013.

Kepler a permis aux chercheurs de découvrir un grand nombre d’exoplanètes, offrant des indices sur des planètes capables d’accueillir la vie. La connaissance de ces mondes a comblé des lacunes dans notre compréhension de la galaxie.

Le télescope spatial a identifié plus de deux mille six cent cinquante planètes confirmées en orbite autour de certaines étoiles.

Un remplaçant est déjà au travail

Un nouveau télescope a déjà commencé à s’occuper des tâches que Kepler devrait accomplir, c’est-à-dire, trouver des exoplanètes ou des exocivilisations. TESS, pour « Transiting Exoplanet Survey Satellite », a été lancé en avril et a déjà identifié deux planètes, sur une estimation de dix mille, au cours de ses deux premières années dans l’espace.

Pour ce qui est du sort de Kepler, l’agence spatiale a souligné que l’équipe qui en est responsable est toujours en train de chercher des solutions.