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Kraken, un voilier pour dépolluer les océans

Le Kraken est un voilier à trois-mâts qui nettoie les océans et les plages. Il appartient à l’association « Wings of the Ocean », fondée en 2016 par Julien Wosnitza et Sébastien Fau. Les écovolontaires qui montent à bord s’engagent à des travaux de dépollution et apprennent la météorologie, ainsi que la vie en communauté avec quelques initiations à la voile.

L’aventure est payante, mais après déduction d’impôts, le reste de l’argent gagné sera offert à l’association.

Crédits Pixabay

Un voyage de dix jours, à bord du Kraken, pour le Havre est prévu en mai 2019. Pour participer à la croisière, il faudra débourser neuf cents euros. Le programme sera riche en activité : des recherches scientifiques relatives au plancton et au plastique, une observation scientifique de mammifères marins, des conférences sur l’océanographie et, enfin, des séances d’apprentissage de la navigation côtière sur un trois-mâts.

Ce navire très particulier est à la fois une école de navigation et un militant écologique. Jusqu’à présent, il a parcouru environ mille trois cents miles marins, récupéré cent deux kilos de plastique dans les océans et acheminé quinze tonnes de marchandises.

Une occasion de concilier engagement et formation

Construit en 1974, ce voilier écologique est géré par un équipage composé de quatorze marins. Le bateau mesure quarante-sept mètres et peut embarquer jusqu’à vingt-quatre volontaires. Les participants n’ont pas besoin d’une expérience préalable de la mer.

Des ateliers sur des thèmes variés seront proposés, tels que des techniques de consommation de façon responsable ou un recyclage quotidien des déchets domestiques. Cette mission écologique et scientifique représente une occasion unique de concilier engagement et formation.

Fau et Wosnitza sont des écologistes, anciens membres de « Sea Shepherd ». Ils estiment que l’initiative offre une plateforme de recherche sur terrain. Le bateau sert de base à des océanographes souhaitant mener à bien leurs études. Le but de la création d’une école de voile serait de former les navigateurs à larguer les amarres ou à hisser les voiles pour se rendre dans des zones polluées de l’océan Atlantique.

Les écovolontaires gagnent en effectif

Pour participer au projet, l’intéressé n’est pas obligé de payer les frais du voyage. Il pourrait aussi faire un don ou, tout simplement, adhérer en tant que membre et militant dans l’association.

À présent, des étudiants, des lycéens et des collégiens commencent à se mobiliser pour réclamer une vraie politique écologique contre le réchauffement climatique. Les participants aux programmes sur la protection de l’environnement deviennent de plus en plus nombreux.

On termine avec une vidéo diffusée sur la chaîne Esther Reporter.