La Belgique voit d’un mauvais œil le maintien des Lootboxes dans FIFA

Electronic Arts pourrait bien écoper d’un procès en Belgique pour l’affaire des paquets de cartes « Ultimate Team » intégrés à FIFA 18. Ces lootboxes, qui n’en portent pas le nom, sont en effet vues d’un très mauvais œil par la commission belge chargée de superviser les jeux de hasard. Pour elle, l’aspect aléatoire de ces microtransactions les font entrer de plain-pied dans son domaine d’expertise. Les récentes déclarations d’Andrews Wilson (le Président-directeur général d’Electronic Arts), qui a décidé de maintenir tel quel ces paquets de cartes dans FIFA 19, auront quant à elles fini de convaincre ladite commission qu’un recours en justice est nécessaire.

La demande d’une enquête approfondie a donc été déposée, nous apprend le quotidien flamand Nieuwsblad. Il reviendra à la justice belge de déterminer si l’affaire vaut effectivement la tenue d’un procès, auquel cas Electronic Arts s’est déclaré prêt à tenir ses positions.

La commission belge a décidé de saisir la justice à l’encontre d’EA Games sur l’affaire des lootboxes intégrées à FIFA 18. Une décision motivée par le maintien de ces dernières dans la prochaine itération de la franchise, attendue pour la fin du mois.

Pour Andrew Wilson (qui défendait son point de vue auprès d’Eurogamer en juin dernier), les Packs Ultimate Team ne constituent pas un jeu de hasard puisque les joueurs savent ce qu’ils achètent, et qu’ils reçoivent bien un nombre prédéterminé de cartes à l’issue de la transaction. Un argument que la commission belge ne juge pas recevable, pointant la présence aléatoire de cartes rares qui pousseraient les joueurs à des dépenses folles.

Avec FIFA 2019, EA fait de la résistance sur un dossier houleux

Peter Naessens, de la commission belge spécialisée dans l’encadrement des jeux de hasard, assure ainsi que « les joueurs perdent des milliers d’euros« , et indique que son office a « répondu aux plaintes des parents, mais aussi de la communauté des joueurs elle-même« . Il poursuit en ajoutant que si la justice statue en faveur d’Electronic Arts sur cette affaire, il reviendra à la commission de faire en sorte que la loi change. « Si nous nous trompons, nous préconiserons une révision de la loi sur le jeu afin que nous puissions nous attaquer aux lootboxes », a-t-il déclaré auprès de Nieuwsblad.

À noter que la commission est déjà parvenue à faire plier plusieurs éditeurs de tout premier ordre sur la question des lootboxes proposées aux joueurs belges. Ce fut notamment le cas de Valve pour CS Go et de Blizzard pour Overwatch. EA aussi avait été contraint de baisser pavillon en la matière vis-à-vis de Star Wars Battlefront II, suite à la polémique générée cet hiver par les micro paiements intégrés au mode multijoueurs du titre. Un manque à gagner qui aura peut-être convaincu la firme de ne rien lâcher dans le cas de FIFA 18 et de son remplaçant.

Pour rappel, FIFA 19 sortira sur PC, Xbox One et PS4 le 28 septembre prochain.