La cannibalisme n’est pas bon pour la santé

Le cannibalisme n’est pas très bien vu en société, certes, mais cette pratique peut également avoir de lourdes conséquences sur notre santé. Du moins d’après une étude très sérieuse lancée par AsapSCIENCE.

Le terme cannibale n’est pas un terme récent. Il trouve en effet ses origines dans le XVe siècle. En arrivant sur Hispaniola (Haïti), Christophe Colomb avait eu l’occasion de s’entretenir avec les Taïnos, une tribu locale.

Cannibalisme

Durant l’échange, cette dernière avait fait allusion à une autre tribu vivant dans l’est de l’île, une tribu dont les guerriers avaient pour habitude de manger leurs victimes.

Le cannibalisme, une pratique qui ne date pas d’hier

Plus tard, le célèbre explorateur et son équipage avaient également découvert des ossements humains sur l’île de la Guadeloupe. Extrêmement choqués par la macabre découverte, ils en avaient beaucoup parlé à leur retour au pays et c’est ainsi que l’Europe a appris l’existence de cette pratique.

Toutefois, les premiers cas de cannibalisme sont bien plus anciens.

Des archéologues ont effectivement découvert dans la Grotte de Gough, une grotte située à proximité de Bristol d’anciens ossements datant de quinze mille ans. Après les avoir longuement analysés, les chercheurs ont fini par remarquer des traces de dents et ils ont alors réalisé que certains os avaient été rongés par les autres occupants de la caverne.

Plus tôt, en France, d’autres ossements présentant des traces de dents avaient été retrouvés. Ils dataient de plus de cent mille ans. L’étude menée à l’époque avait révélé que les individus auxquels appartenaient ces os avaient été cannibalisés par un groupe de Neandertal.

AsapSCIENCE a mené pour sa part une enquête portant davantage sur le côté « pratique » du cannibalisme. Elle vaut son pesant d’or.

La première chose à savoir, sur l’être humain, c’est qu’il représente en moyenne un peu plus de 81 000 calories à lui tout seul. Parmi les pièces les plus caloriques, on trouve notamment les cuisses (10 000 calories) et le cœur (700 calories). Notre chair vient bien évidemment se ranger dans la catégorie de la viande rouge en raison de la myoglobine présente dans nos muscles.

Le vrai problème se trouve en réalité du côté des prions.

Les prions, des agents pathogènes extrêmement dangereux

Un prion est un type d’agent pathogène de nature protéique. Contrairement aux virus ou aux bactéries, il ne comprend pas d’acide nucléique et il fait donc l’impasse sur l’ADN et l’ARN. Cela ne le rend pas moins dangereux. En réalité, il est à l’origine de nombreuses maladies et notamment de la tremblante, de la maladie de Creutzfeldt-Jakob et même du syndrome de Gerstmann-Sträusseur-Scheinker.

Le Kuru fait également partie de ces maladies et elle a touché de nombreuses personnes par le passé. Notamment en Nouvelle-Guinée, dans la tribu des Fore. Après de longues études, les médecins avaient fini par établir un lien direct entre l’apparition de cette maladie et les rites anthropophages auxquels se livraient les aborigènes de cette tribu.

La maladie touchait surtout les femmes et les enfants puisque ces derniers mangeaient le système nerveux central de leurs victimes. Les hommes se cantonnaient généralement aux muscles et ils étaient donc moins exposés.

Reste que cette maladie a provoqué d’innombrables décès dans cette tribu, des décès d’une extrême violence. Dans sa forme la plus vive, la maladie provoque en effet d’importants troubles de l’équilibre et elle peut également entraîner des épisodes de démence extrême.

En règle générale, les personnes touchées ne vivent pas plus de quelques années et leur mort est à la fois lente et douloureuse.