La Chine a visiblement une dent contre les poupées sexuelles

La Chine a visiblement une dent contre les poupées sexuelles. Une entreprise spécialisée dans la location de ces produits a effectivement dû fermer ses portes… seulement deux semaines après avoir lancé son activité.

L’entreprise en question était basée à Pékin et elle était à la tête d’un catalogue riche de plusieurs dizaines de références. Histoire de toucher le public le plus large possible, elle proposait en effet à ses clients plusieurs modèles différents allant de la traditionnelle infirmière à l’étudiante en passant par la princesse guerrière en armure.

Touch

Le modèle économique de la société semblait solide et les personnes désireuses de profiter de ses largesses devaient ainsi lui verser 298 yuans pour chaque nuit passée en la compagnie de leur poupée.

La Chine ne plaisante pas en matière de sexe et de pornographie

Afin de conserver une hygiène irréprochable, chaque poupée était divisée en deux parties. Celle du bas était réservée à l’usage exclusif du client et l’entreprise se chargeait pour sa part d’expédier la partie du haut, une partie variant naturellement en fonction du modèle choisi.

Le lancement du service a été très bien accueilli par la SexTech et ce dernier a bénéficié en outre d’une large couverture médiatique à travers le monde.

Toutefois, il a aussi été la cible de vives critiques sur le territoire chinois et de nombreuses internautes ont ainsi reproché à l’entreprise de chercher à pervertir la population avec des produits orientés et vulgaires.

La société a bien évidemment tenté de se défendre, mais l’information a fini par remonter aux oreilles des autorités chinoises. Face à la situation, son créateur a décidé de suspendre son activité pour une durée indéterminée.

Les poupées sexuelles dans le collimateur des autorités chinoises ?

La BBC a eu l’occasion de s’entretenir longuement avec un porte-parole de l’entreprise et ce dernier est revenu sur l’incident en déclarant que les activités liées au sexe étaient extrêmement difficiles à pérenniser en Chine.

Il faut en effet rappeler que le gouvernement chinois n’est pas franchement porté sur la chose et plusieurs acteurs du marché en ont fait les frais au fil de ces dernières années. En 2005, les autorités avaient ainsi arrêté le créateur du plus gros site porno du marché et elles l’ont condamné à une peine de prison à perpétuité afin de faire un exemple.

Plus tôt dans l’année, elles ont également lancé une vaste opération à travers le territoire chinois, une opération qui a conduit à l’arrestation d’une vingtaine de personnes accusées d’avoir offert du contenu pornographique en réalité virtuelle à des clients ayant investi dans un casque compatible avec ces technologies.