La Chine veut envoyer une sonde sur la face cachée de la Lune

La Chine affiche de solides ambitions pour les années à venir en termes de conquête spatiale et elle a ainsi l’intention d’envoyer dans un avenir proche une sonde sur la face cachée de la Lune.

Les États-Unis et la Russie ont été parmi les premiers à tenter de percer les mystères de l’univers en finançant de coûteuses missions spatiales, mais d’autres joueurs ont depuis rejoint la partie. L’Europe, l’Inde et la Chine ont en effet multiplié leurs investissements ces dernières années.

JAXA Lune

L’Empire du Milieu compte bien devenir un leader sur le secteur et il le prouve une nouvelle fois au travers des missions Chang’e 4.

La Chine s’intéresse à la face cachée de la Lune

Particulièrement ambitieuses, ces dernières ont principalement pour but d’explorer la face cachée de la Lune et de collecter ainsi le maximum de données scientifiques et techniques à son sujet.

En effet, le satellite de la Terre a pour principale particularité de nous offrir toujours la même face du fait de sa rotation synchrone.

Les Russes se sont longtemps intéressés à cette face et ils ont ainsi envoyé plusieurs sondes autour de la Lune pour prendre des photos et lancer les premières analyses. Par la suite, les États-Unis ont fait encore mieux avec la mission Apollo 8 en permettant à l’astronaute William Anders d’observer directement la face cachée de la Lune depuis sa capsule.

La Chine veut aller encore plus loin pour sa part en faisant atterrir un rover sur place en vue de récolter – et d’analyser – des échantillons de son sol.

La tâche s’annonce particulièrement ardue cependant, car la face cachée de notre satellite est protégée des émissions radio de la Terre. Pour réussir cette prouesse, l’agence spatiale chinoise va donc commencer par placer un satellite relais au point de Lagrange L2 du système Terre-Lune.

Une mission très ambitieuse

Grâce à lui, les équipes au sol seront en effet en mesure de maintenir les communications avec leur sonde, une sonde couplée à la fois à un atterrisseur et à un rover.

L’atterrisseur sera équipé de plusieurs instruments différents et notamment d’un analyseur de poussière lunaire, d’un instrument de mesure du champ électrique, d’un instrument de mesure du plasma, d’un interféromètre, d’un dosimètre et d’un sismomètre. Le rover embarquera pour sa part un spectromètre infrarouge, une caméra panoramique et un radar. Ce dernier sera principalement utilisé pour analyser le sous-sol du satellite.

Si la Chine s’intéresse autant à la face cachée de la Lune, ce n’est pas tout à fait par hasard. Compte tenu du fait que cette dernière est protégée contre les ondes radio émises par la Terre, elle s’impose comme le meilleur endroit pour implanter des radiotélescopes.

En outre, les chercheurs pensent aussi qu’elle abrite de grandes quantités d’hélium 3, un isotope assez rare sur Terre.

Mots-clés chinelune