La Commission irlandaise de protection des données critique les projets de fusion de Facebook

Facebook aurait l’intention de fusionner Instagram, WhatsApp et Facebook Messenger dans un avenir plus ou moins proche. Des projets que les observateurs européens, dont la Commission irlandaise de protection des données, se sont empressés de mettre en doute, d’autant que l’entreprise fait actuellement face à de nombreuses critiques.

Celles-ci concernent essentiellement le partage des données. Cela inclut la protection des informations personnelles des utilisateurs.

Certaines maisons de presse discréditent totalement cette nouvelle stratégie adoptée par Facebook.

Dans un article publié vendredi, le New York Times décrit cette démarche comme une énième tentative de Mark Zuckerberg d’imposer son autorité. Pour sa part, la Commission irlandaise de la protection des données a préféré programmer un briefing avec le leader des réseaux sociaux.

Les plans de fusion de WhatsApp, Instagram et Facebook Messenger commencent tout juste. Le projet devrait être finalisé d’ici fin 2019 ou au plus tard en début d’année prochaine selon les sources.

Des garanties avant tout !

Quand bien même les plans de fusion de Facebook seraient au stade de développement conceptuel, la DPC irlandaise a tenu à éclaircir certains points. La structure entend même examiner rigoureusement chaque détail afin d’avoir la garantie que le projet de fusion sera en parfaite adéquation avec les normes imposées par le GPDR.

La garantie touche particulièrement le respect de la vie privée des utilisateurs étant donné que le projet développé par Facebook suppose le partage ainsi que la fusion de données personnelles avec ses filiales, c’est-à-dire WhatsApp, Facebook Messenger et Instagram.

Le grand manitou des réseaux sociaux devra donc faire preuve d’une grande finesse. Cette fois, il n’a pas droit à l’erreur.

Une fusion critiquée dès le début

Facebook n’en est pas à sa première tentative de fusion.

En 2016, l’entreprise a mis en place un projet de grande envergure visant à partager ses données avec WhatsApp. Le plan s’est soldé par un échec après une enquête initiée par la Commission britannique de la protection des données. D’après les analyses, une fusion des trois applications menacerait le chiffrement des données vu que seul WhatsApp propose des fonctionnalités sécurisées.

L’acquisition d’Instagram et WhatsApp par Facebook a été et reste un sujet de discussion houleux. Dans une déclaration faite la semaine dernière, Ro-Khanna, représentant de la Silicon Valley a avancé : « Imaginez à quel point le monde serait différent si Facebook devait rivaliser avec Instagram et WhatsApp. Cela aurait engendré une concurrence réelle qui aurait favorisé la protection de la vie privée et profité aux consommateurs ».