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La conscience humaine proviendrait-elle d’un simple virus ?

D’après de récentes recherches, notre perception du bien et du mal ainsi que notre capacité de raisonnement ne seraient en fait que les produits d’une infection transmise par un virus vieux de plusieurs millions d’années. Ce constat est né à la suite de deux études menées par deux équipes différentes et qui ont été publiées dans la revue Cell.

Ces études suggèrent qu’une protéine cruciale pour la formation de la mémoire à long terme est en fait le résultat de l’évolution d’une infection virale qui a été transmise à l’Homme aux prémices de l’époque des espèces à quatre pattes. Cette infection serait responsable de la naissance de la conscience humaine.

Virus extraterrestre

Les résultats des recherches menées par les scientifiques affirment que les informations contenues dans ces cellules virales se sont incorporées dans notre code génétique.

Une évolution qui a pris 400 millions d’années

Les scientifiques à l’origine de ces études ont indiqué que la cellule virale en question a évolué pour donner la protéine ARC ou Activity-regulated Cytoskeleton-associated. Cette évolution aura pris environ 400 millions d’années.

D’après leur recherche, lorsqu’une synapse du cerveau se déclenche, la protéine ARC copie des instructions sur des molécules codantes d’ARN et conditionne le matériel génétique dans des capsules semblables à des virus qui voyagent entre les neurones.

Un virus inoffensif

Elissa Pastzyn, postdoctorante à l’université de l’Utah et auteur de l’une des études portant sur ce sujet, se dit plus qu’étonnée par ces découvertes. « Nous nous sommes aventurés dans cette ligne de recherche en sachant que l’ARC était spécial à bien des égards. Toutefois, quand nous avons découvert que cette protéine pouvait assurer la médiation du transport cellulaire de l’ARN, nous étions effarés. »

Selon elle, « Aucune protéine non-virale connue à ce jour n’agit de cette manière. » Le fait qu’un virus puisse être une partie vitale de notre code génétique pourrait en étonner plus d’un. Néanmoins, cela n’est pas exceptionnel. Une étude publiée en 2016 a révélé qu’entre 40 à 80% des génomes humains seraient les produits d’une infection virale.

La prochaine étape pour les scientifiques sera de collaborer avec des experts en neuroscience et en virus pour déterminer les mécanismes qui ont permis la transformation de la protéine ARC en génome humain.

Mots-clés médecinesanté

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Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !