La créatrice d’un sextoy féminin a finalement obtenu le prix que le CES lui refusait

Lora DiCarlo a beaucoup fait parler d’elle en début d’année lorsque la société a subitement perdu le prix de l’innovation qui lui avait été initialement attribué par les jurés du CES 2019. Les organisateurs du salon étaient en effet revenus sur leur décision en prétextant que les jouets sexuels n’avaient pas le droit de concourir.

L’affaire avait bien entendu fait couler beaucoup d’encre et de nombreuses critiques avaient alors fusé contre la CTA, les organisateurs de l’événement.

Facepalm

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D’autant que Lora DiCarlo s’était également vu refuser l’accès à son propre stand, un stand qu’elle avait pourtant payé au prix fort.

La CTA a finalement attribué le prix de l’innovation à Lora DiCarlo

Près de six mois plus tard, la CTA est finalement revenue sur sa décision et elle a ainsi fait savoir par le biais d’un communiqué de presse que ses représentants n’avaient pas su gérer le prix correctement, ce qui avait par la suite provoqué un grand débat en interne.

La balance a visiblement penché en faveur de l’entreprise puisque la CTA a finalement décidé de lui remettre – une nouvelle fois – le prix de l’innovation pour son sextoy baptisé Osé.

Toutefois, et c’est finalement le plus ironique, l’association n’a pas précisé si ses produits seront les bienvenus aux prochaines éditions du CES. Pour le moment, la CTA indique simplement que des changements sont en cours de discussion et que les nouvelles règles fixées par les organisateurs seront rendues publiques dans les mois précédant le CES 2020.

Jean Foster, le responsable marketing de la CTA, précise pour sa part que ces fameux changements auront principalement pour but de « dissiper les incohérences » subsistant dans la politique de l’association.

De nouvelles règles pour dissiper les incohérences

Il faut en effet rappeler que Lora DiCarlo n’a pas été la seule société à exposer un appareil conçu pour le plaisir lors du dernier CES.

D’autres firmes en ont fait tout autant et elles n’ont pas été inquiétées. C’est d’ailleurs en partie ce qui a provoqué une véritable levée de boucliers chez les internautes, une levée de boucliers également induite par le fait que le sextoy interdit par la CTA se destinait principalement aux femmes.

Lora Haddock, la PDG de Lora DiCarlo, s’est dite pour sa part ravie de recevoir à nouveau son prix, mais elle estime que sa mésaventure prouve une fois de plus qu’il faut faire plus en matière d’inclusion.

Elle n’a pas tout à fait tort, bien entendu, et il faut d’ailleurs rappeler que la CTA n’a pas été la seule à se comporter de cette façon. En 2017, une entreprise brestoise du nom de B.Sensory avait en effet été contrainte de quitter la Foire de Paris suite à une demande émanant des organisateurs du concours Lépine. Des organisateurs qui ont estimé qu’un jouet sexuel n’avait pas sa place sur leurs stands.