La géoingénierie pour contrer le réchauffement climatique ?

L’Homme pèse de plus sur son environnement. Les exploitations industrielles massives dans lesquelles il s’est lancé ces dernières années se sont faites au détriment de la planète. Le réchauffement climatique est une réalité et il pèse de plus en plus sur le futur des prochaines générations. De nombreux chercheurs travaillent sur des solutions afin de résoudre le problème, dont une passant par un processus de géoingénierie solaire.

Le processus est assez simple à comprendre. Il consiste en effet à introduire dans la stratosphère de la planète des particules réfléchissantes capables de faire rebondir les rayons du Soleil dans l’espace afin de refroidir la planète.

Géoingénierie

La géoingénierie nous permettra-t-elle de contrebalancer les effets du réchauffement climatique ?

Le concept n’est pas nouveau, mais il a été vivement critiqué par le passé.

La géoingénierie a de nombreux détracteurs

Cela n’a d’ailleurs rien de surprenant car les aérosols de sulfate ont la fâcheuse tendance à produire de l’acide sulfurique et donc à endommager la couche d’ozone.

Partant de ce constat, une équipe de chercheurs américains de Harvard dirigée par John A. Paulson, de la School of Engineering and Applied Sciences (SEAS), a travaillé sur une solution alternative en remplaçant le souffre par un autre minéral. Son choix s’est porté sur un bicarbonate de calcium et plus précisément sur la calcite.

Ce minéral a effectivement de multiples avantages. Pour commencer, cette ressource est disponible en abondance sur la Terre et elle est donc facile à trouver. Ensuite, elle n’est pas nuisible pour la couche d’ozone et ses particules peuvent en plus agir comme un antiacide.

En d’autres termes, elles seraient capables de neutraliser les composés soufrés acides qui peuvent nuire aux molécules d’O3.

Attention aux effets secondaires

La même technique serait également efficace pour réduire les impacts des cyclones. Selon les prévisions des météorologues, des ouragans tropicaux comme Katrina devraient se multiplier dans les années à venir. La géoingénierie serait un moyen de contrebalancer cette tendance.

Paulson et son équipe estiment cependant qu’il ne faut pas agir avec précipitation. Avant de commencer à disperser des aérosols dans l’atmosphère de notre planète, il est impératif de mener des tests supplémentaires afin d’être certain que le procédé ne s’accompagne pas d’effets secondaires.

L’équilibre de la Terre est fragile et il est donc impératif de procéder avec prudence, d’autant que ce procédé impliquerait une réaction chimique d’envergure à travers tout le globe terrestre.