La Lune aura peut-être bientôt sa station spatiale internationale

La Lune sera peut-être la prochaine destination des astronautes. Plusieurs nations envisageraient en effet de construire une station spatiale internationale dans l’orbite de notre satellite. La première phase du projet pourrait être amorcée dès l’année prochaine, pour un lancement effectif du premier module en 2023.

Ce projet serait appuyé par quatre nations pour le moment : les États-Unis, la Russie, le Japon et le Canada. Plusieurs pays européens auraient aussi manifesté leur intérêt, mais rien ne serait encore acté.

ISS Lune

La Lune finira peut-être par avoir sa station spatiale.

Loin de là même et il faut d’ailleurs noter que les agences spatiales de ces nations n’ont pas encore évoqué cette station orbitale lunaire.

La Lune aura-t-elle bientôt sa station spatiale ?

En réalité, l’information provient d’un certain Anatoli Zak. Ce journaliste russe se passionne depuis de longues années pour la conquête spatiale et il a travaillé pour de nombreuses publications prestigieuses telles qu’Air & Cosmos, BBC, GEO, le Financial Times ou encore Wired.

Il est aussi régulièrement cité comme export par le Washington Post ou même par le New York Times pour toutes les affaires en lien avec les missions spatiales portées par les principales agences mondiales.

D’après lui, donc, la Russie, les États-Unis, le Japon, le Canada et plusieurs pays européens auraient entamé des discussions en vue de lancer la construction d’une station spatiale dans l’orbite de notre satellite naturel, et donc de la Lune.

Si ces nations parviennent à trouver les fonds nécessaires à l’élaboration du projet, alors la première phase de construction des modules fonctionnels pourrait démarrer en 2017 ou en 2018.

Toujours selon Anatoli, cette station lunaire devrait être un peu plus petite que l’ISS. Elle serait en effet conçue pour accueillir une équipe de quatre personnes au maximum. Comme sa grande sœur, elle devrait elle aussi se composer de plusieurs modules, avec un laboratoire scientifique dans le lot.

Une station capable de se transformer en vaisseau spatial

Cette information est à prendre avec une certaine distance, mais la Russie devrait s’occuper de produire la chambre de sas nécessaire pour la sortie des astronautes dans l’espace. Roskosmos se chargerait de la livrer sur place en s’appuyant sur sa toute dernière fusée, l’Angara A5.

Si ce nom ne vous dit rien, alors sachez que ces fusées devraient progressivement remplacer les lancers Proton, des lanceurs actuellement utilisés pour toutes les charges utiles lourdes. La production en série de cette fusée devrait démarrer en 2018 et il semblerait donc que les dates coïncident.

Mais ce n’est pas le plus intéressant. Les scientifiques à l’origine du projet souhaiteraient équiper la station de plusieurs systèmes d’aide à la vie autonomes et de moteurs ioniques afin de pouvoir la transformer en vaisseau spatial, un vaisseau capable de rallier d’autres planètes.

Attention cependant, car si ces nations décident réellement de lancer la construction de cette station, alors le projet ne devrait pas être bouclé avant 2028. D’ici là, beaucoup de choses peuvent encore changer.

En attendant, il faut rappeler que le patron de l’ESA envisageait pour sa part la construction d’un village scientifique lunaire. Si l’Europe décide réellement de rallier les quatre nations évoquées un peu plus haut, alors ce projet ne devrait pas aboutir faute de financements suffisants.

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