La Lune serait en réalité beaucoup plus vieille que prévu

La Lune a fait l’objet d’une toute nouvelle étude menée par des chercheurs travaillant pour l’Université de Cologne. D’après eux, notre satellite serait en réalité beaucoup plus vieux que prévu.

L’étude a donc été menée par une équipe scientifique de l’Université de Cologne, et plus précisément par des experts en géologie et en minéralogie. Pendant plusieurs semaines, ces derniers ont analysé les échantillons ramenés à l’occasion des missions Apollo de la NASA.

JAXA Lune

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Non contents de les analyser, les chercheurs ont également cherché à comparer les quantités des éléments présents dans les roches à différentes périodes afin d’obtenir une vision d’ensemble de l’histoire de la Lune.

La Lune se serait formée plus tôt que prévu

Bien que cette théorie soit encore à prendre avec des pincettes, beaucoup estiment que la Lune est le résultat d’une collision cosmique entre la Terre primitive et un corps de la taille de Mars. Sous la violence du choc, des millions de tonnes de roches auraient été expédiées en directement de l’espace et elles auraient fini par s’agglutiner pour former le corps tel que nous le connaissons.

En outre, à l’origine, le corps en question aurait été couvert de magma et ce dernier aurait débouché sur la formation de différents types de roches.

Des roches qui, selon Maxwell Thiemens, l’auteur principal de l’étude évoquée un peu plus haut, auraient enregistré de précieuses données sur la formation de la Lune.

Les chercheurs ont donc choisi de se focaliser sur des éléments rares très précis, soit sur le hafnium, le tungstène et l’uranium. L’idée était en effet de mieux comprendre le déroulement de la fusion à l’origine des régions noires que l’on peut observer sur la Lune.

Une différence de 100 millions d’années

Leurs résultats sont une fois de plus à prendre avec les précautions d’usage, mais les chercheurs de Cologne pensent du coup que la Lune s’est formée, ou plutôt a commencé à se former, un peu plus de 50 millions d’années après la formation du système solaire. Soit 100 millions d’années avant ce que laissaient présager les précédentes études et simulations effectuées par les astronomes.

Concrètement, cela veut aussi dire que si l’impact évoqué un peu plus haut a réellement eu lieu, alors il a certainement dû survenir plusieurs dizaines de millions d’années plus tôt, à une époque où notre système n’avait pas encore atteint l’équilibre que nous lui connaissons.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans Nature Geoscience et ils peuvent être consultés à cette adresse.

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