La Lune serait en train de se rétracter

D’après une nouvelle étude, la Lune serait en train de rétrécir. De plus, la contraction de la croûte lunaire engendrerait de nombreux séismes qui sont à l’origine des falaises et des fissures qui surgissent à la surface du satellite. Les chercheurs ont abouti à cette conclusion après avoir réexaminé les données sismiques sur la Lune. Celles-ci ont été obtenues lors des missions lunaires Apollo de 1969 à 1977.

Les chercheurs ont utilisé de nouveaux algorithmes pour analyser les séismes lunaires survenus à de faibles profondeurs. Ils ont ensuite cartographié les tremblements de lune sur des images satellitaires.

Lune Clignote

Ces dernières ont été capturées par Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la NASA.

Les résultats de l’étude ont été publiés le 13 mai 2019 dans la revue Nature Geoscience.

La plupart des escarpements semblent liés aux séismes

Les escarpements mesurent des dizaines de mètres de haut et s’étendent sur des kilomètres. Il s’est avéré qu’environ 25% des tremblements de lune étaient probablement provoqués par l’énergie libérée par ces failles.

Les escarpements sont répartis sur toute la surface de la Lune. D’après l’équipe, ils datent d’environ 50 millions d’années. En se basant sur leurs dispositions et leur datation, les chercheurs ont estimé qu’ils se formaient lorsque l’intérieur de la lune se refroidissait.

Les chercheurs ont examiné 28 tremblements de lune enregistrés entre des magnitudes 2 et 5, si l’on se réfère à l’échelle des séismes terrestres. Huit d’entre eux étaient situés à moins de 31 kilomètres d’une faille, ce qui signifie qu’ils en sont les causes.

En outre, six d’entre eux auraient eu lieu lorsque la Lune était sur le point orbital le plus éloigné de la Terre, ou presque. À ce stade, il y aurait des contraintes gravitationnelles supplémentaires qui accentuent les risques de déclenchement d’un séisme.

Une raison de plus pour retourner sur la Lune ?

Par ailleurs, si l’on en croit les photos prises par LRO, les tremblements se poursuivent jusqu’à aujourd’hui. Certains clichés montrent que les failles restent actives.

« On ne voit pas souvent de tectonique active ailleurs que sur Terre, il est donc très excitant de penser que ces failles peuvent encore produire des tremblements de lune », a déclaré le coauteur de l’étude, Nicholas Schmerr, professeur de géologie à l’Université du Maryland, dans une déclaration.

« Nous avons beaucoup appris des missions Apollo, mais elles ne font qu’effleurer la surface », a-t-il poursuivi. « Avec un plus grand réseau de sismomètres modernes, nous pourrions faire d’énormes progrès dans notre compréhension de la géologie de la lune. Cela fournit des résultats très prometteurs pour la science sur une future mission sur la lune. »

Pour l’équipe, cette découverte constitue une raison de plus pour revisiter la Lune.

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