La NASA a annoncé de nouveaux résultats au sujet de l’expérience des jumeaux

La NASA ambitionne de coloniser la planète rouge depuis longtemps. Récemment, sous l’initiative du gouvernement Trump, l’agence a annoncé vouloir envoyer des astronautes sur la Lune. Naturellement, de tels voyages impliquent d’immenses défis technologiques. Ils représentent également des enjeux physiologiques qui ne sont pas à négliger.

Toute mission humaine au-delà de l’orbite terrestre basse est potentiellement dangereuse pour la santé des astronautes.

La NASA veut retourner sur la Lune le plus vite possible

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L’agence spatiale américaine avait lancé une étude, baptisée « Twins Study », sur deux jumeaux.  Scott Kelly est un astronaute ayant passé un séjour de presque deux ans dans l’espace, et son frère jumeau, Mark Kelly, est resté sur Terre durant cette période.

Les chercheurs de la NASA ont comparé les changements physiologiques chez les deux individus du même sang.

Vendredi dernier, lors de la réunion annuelle de l’Association américaine pour le progrès de la science, à Washington, un responsable et deux scientifiques de l’agence ont publié un résumé de la recherche à travers une conférence de presse.

Le corps a une plasticité extraordinaire

Les études ont montré que, en apesanteur, le système immunitaire de Scott Kelly s’intensifiait rapidement. « C’est presque comme si le corps était en état d’alerte », a déclaré Christopher Mason, professeur agrégé de génomique computationnelle à Weill Cornell Medicine.

Il est établi que la microgravité peut provoquer des troubles de la vision, une perte osseuse, une perte musculaire et une perturbation du cycle veille-sommeil. Néanmoins, la nouvelle étude a révélé des changements au niveau cellulaire, y compris sur l’expression des gènes.

« Ce sont surtout de très bonnes nouvelles », a noté Mason. « Le corps a une plasticité extraordinaire et une capacité d’adaptation à être en apesanteur, au moins pendant un an. »

Pas de nouveaux panneaux d’avertissement majeurs

D’une manière générale, les résultats de l’étude ont révélé qu’il n’y a aucun obstacle rendant impossible la survie lors d’un voyage vers Mars. L’aller-retour devrait durer deux ans et demi, en ajoutant la durée du séjour sur la planète.

Les chercheurs sont toutefois conscients que l’étude sur les jumeaux est limitée, notamment en termes d’échantillon. « Nous considérons que rien de tout cela n’est décisif, mais dans l’ensemble, c’est encourageant », a reconnu Mason, tout en avançant qu’il n’y a pas de « nouveaux panneaux d’avertissement majeurs. »

En outre, selon Craig Kundrot, directeur de la division des sciences physiques et de la vie dans l’espace de la NASA, il reste une préoccupation : le rayonnement. Il a souligné qu’un voyage lointain dans l’espace est susceptible d’exposer les astronautes à des niveaux de rayonnement supérieurs à ceux autorisés par les directives en vigueur.

Pour sa part, Steve Kozlowski, professeur de psychologie organisationnelle à la Michigan State University, il faudrait également prendre en considération les défis psychologiques auxquels les astronautes devront faire face. « Vous allez être dans un espace minuscule, vous n’aurez pratiquement aucune vie privée », a-t-il déclaré. « Le retard dans la communication sur des millions de kilomètres d’espace rendra les conversations avec les gens de chez eux pratiquement impossibles ».

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