La NASA a découvert une exoplanète habitable à 31 années lumière et elle va y chercher des traces de vie extraterrestre

La NASA a découvert une nouvelle exoplanète grâce au télescope spatial TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite). GJ 357 d a pour principale particularité de se trouver assez proche de notre position. Elle est en effet située à environ 31 années-lumière de la Terre.

Il y a mieux cependant. En analysant les données transmises par leur télescope, les chercheurs de la NASA ont également déterminé que cette planète se trouve dans la zone d’habitabilité de son étoile.

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Ils comptent donc pousser plus loin leurs investigations… et rechercher d’éventuels signes de vie extraterrestre.

GJ 357 d, une exoplanète assez proche de la Terre

Contrairement aux idées reçues, le concept même de zone d’habitabilité n’est pas contemporain et il remonte en réalité au milieu des années 50. Hubertus Strughold, un physiologiste allemand, a été le premier à utiliser cette expression dans un traité signé de sa main : The Green and the Red Planet : A Physiological Study of the Possibility of Life On Mars.

Dans ce traité, le chercheur partait du postulat que la vie avait besoin d’eau à l’état liquide pour apparaître. Une eau qui ne peut se former lorsque la planète est trop chaude ou trop froide.

Quelques années plus tard, en 1959, un astrophysicien américain du nom de Su-Shu Huang a repris cette même idée pour introduire l’idée de la zone habitable et le concept est resté. Il a ensuite été popularisé par de grandes figures de l’astronomie moderne telles que Frank Drake.

Très concrètement, donc, la zone d’habitabilité est utilisée pour décrire une zone située assez loin de son étoile pour ne pas être exposée à de trop fortes températures… et suffisamment proche pour ne pas être trop froide. Plutôt simple, du moins en théorie. Le problème, en effet, c’est que cette zone habitable varie énormément en fonction du type d’étoile.

Dans ce cas précis, GJ 357 d se trouve à la périphérie de la zone habitable de son étoile. D’après Diana Kossakowski, co-auteure de l’étude et chercheuse pour l’institut d’astronomie Max Planck, elle recevrait de son astre la même quantité d’énergie que Mars. Elle serait en outre suffisamment dense et chaude pour être en mesure d’accueillir de l’eau à l’état liquide.

Un système composé de trois planètes

Toutefois, il reste encore quelques inconnues dans l’équation, comme l’état de son atmosphère et de sa magnétosphère. Pour qu’une forme de vie soit en mesure de se former, il faut effectivement qu’elle soit protégée des rayons cosmiques et qu’elle puisse évoluer dans un environnement suffisamment chaud.

En conséquence, les chercheurs estiment qu’il est impératif de conduire d’autres observations.

Pour l’instant, nous savons en effet peu de choses sur GJ 357 d, si ce n’est qu’elle orbite autour d’une naine de type M et qu’elle a besoin de 55,7 jours pour effectuer un tour complet autour de son étoile.

La planète est en effet plus proche de son astre que notre propre planète, mais ce dernier est également 40 % plus froid que notre Soleil.

A noter que GJ 357 d n’est pas la seule planète du système. TESS a détecté une seconde exoplanète baptisée GJ 357 b, mais cette dernière est plus proche de son étoile que Mercure et elle n’est donc pas en mesure d’abriter une forme de vie extraterrestre. Quant à la troisième planète du système, GJ 357 c, elle est elle aussi très proche de son étoile puisqu’elle en fait le tour… en 9,1 jours terrestres.

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