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La NASA a trouvé de l’eau dans l’atmosphère d’une exoplanète !

La NASA vient de faire une nouvelle découverte et cette dernière pourrait changer pas mal de choses dans les années à venir. L’agence spatiale américaine a en effet découvert des traces d’eau dans l’atmosphère d’une exoplanète située à environ sept cents années-lumière de notre monde.

L’exoplanète en question n’est pas une inconnue au bataillon. Bien au contraire, il s’agit de WASP-39b, une planète découverte en 2011 et située dans la constellation de la Vierge.

Espace

WASP-39b est relativement proche de notre Saturne et elle est dotée d’une masse équivalente à environ 0,28 fois celle de Jupiter.

WASP-39b, une planète surprenante

Relativement imposante, l’exoplanète est également dotée d’un rayon équivalent à environ 1,27 fois celle de notre géante gazeuse et elle orbite autour de son étoile tous les quatre jours.

La NASA s’intéresse beaucoup à ce monde et des chercheurs de l’agence ont entrepris de l’étudier à l’aide des télescopes Hubble et Spitzer. L’initiative a porté ses fruits et les astronomes ont ainsi eu la surprise de découvrir des traces d’eau dans l’atmosphère de ce monde lointain.

Intrigués, ils ont poursuivi leurs investigations et ils ont alors réalisé que les traces en question étaient très loin d’être anecdotiques. En réalité, la planète abriterait trois fois plus d’eau que Saturne.

Ce détail est évidemment loin d’être anodin. Si WASP-39b abrite autant d’eau, c’est parce qu’elle a dû suivre un processus de formation différent de celui des planètes de notre propre système. En réalité, ces traces d’eau laissent penser que ce monde s’est formé loin de son étoile pour s’en rapprocher ensuite au fil des millénaires.

De l’eau, en grande quantité

Hannah Wakeford, la chercheuse principale du Space Telescope Science Institute de Baltimore dans le Maryland, a qualifié cette découverte de capitale et elle a ainsi rappelé que le meilleur moyen de comprendre notre propre système était d’observer et d’étudier les systèmes distants.

WASP-39b prouve ainsi que le processus des planètes est plus complexe que l’ont envisagé la plupart de nos scientifiques et son étude devrait ainsi nous permettre de mieux comprendre notre planète, mais également les autres mondes de notre système.

Mais cette découverte a également permis aux chercheurs de mettre au point une nouvelle technique d’observation. Pour découvrir ces traces d’eau, les chercheurs ont en effet utilisé Hubble et Spitzer pour capturer un spectre complet de l’atmosphère de l’exoplanète, le spectre le plus complet obtenu à ce jour.

Il faut tout de même préciser que ces traces d’eau ne constituent pas une preuve de l’existence d’une forme de vie sur la planète. WASP-39b est en effet un monde particulièrement hostile et sa proximité avec son étoile fait que les températures à sa surface tournent autour des 776 °C.

Il y a donc peu de chance que ce monde soit en mesure d’accueillir la vie.

Fred

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