La NASA a trouvé une des pires planètes possible

HD 189733 b se trouve à environ 63 années-lumière de la Terre, mais elle lui ressemble beaucoup vue de l’extérieur. Elle est effectivement de la même couleur que notre propre planète. La comparaison s’arrête ici cependant, car elle est aussi le pire endroit possible où passer ses vacances après Melun, avec des températures très élevées, de puissantes bourrasques de vent et des pluies extrêmement violentes.

HD 189733 b n’est pas une découverte récente. Elle a effectivement été observée pour la première fois en 2005. Depuis, des centaines d’autres exoplanètes ont été découvertes, mais elle continue à fasciner de nombreux chercheurs et de nombreux astronomes.

HD 189773 b

HD 189773 b n’est clairement pas une planète comme les autres.

Cela n’a rien de surprenant, car elle est la seule planète connue à avoir cette couleur, du moins en dehors de la nôtre.

HD 189733 b : un des pires endroits où passer ses vacances

Elle a donc fait l’objet de nombreuses études dans les années qui ont suivi sa découverte. La dernière en date a été faite par des scientifiques travaillant pour les universités de Genève et de Bern, en Suisse.

Ils ont passé plusieurs mois à rassembler le maximum d’informations au sujet de cette étrange planète et ils ont compilé ensuite toutes ces données pour dresser le portrait-robot de la planète.

Cette étude révèle ainsi que HD 189733 b est dotée d’un climat particulièrement hostile. La température, pour commencer, peut atteindre les 3 000 °C dans la haute atmosphère, soit une température assez élevée pour faire fondre le plomb. Pas terrible, mais ce n’est pas le pire, car la planète est en plus balayée par des vents extrêmement violents, atteignant en moyenne les 1 000 km/h.

Comme si cela ne suffisait pas, elle subit aussi très régulièrement des averses extrêmement violentes.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la couleur de HD 189773 b ne provient pas d’un océan ou d’une grande étendue d’eau, mais de son atmosphère. Elle se compose en effet d’innombrables nuages composés de particules de silicate.

La planète ne doit pas sa couleur à la présence d’un océan

Mais le plus intéressant, avec cette étude, c’est finalement que des chercheurs soient obtenus à obtenir autant d’informations sur une planète aussi éloignée. Le Dr Kevin Heng, un des auteurs de l’étude, a d’ailleurs déclaré que la méthode employée peut être utilisée pour n’importe quelle exoplanète.

Cela veut aussi dire qu’une civilisation extraterrestre dotée d’une technologie similaire à la nôtre n’aurait aucun mal à dresser le portrait-robot de la Terre.

Le plus fou, c’est que les chercheurs n’ont pas eu besoin d’un équipement très avancé sur le plan technologique. Ils se sont en effet appuyés sur un simple télescope au sol, un télescope mesurant environ quatre mètres de long.

En parallèle, ils ont développé une technique qui se base sur l’intensité du signal émis par une planète lorsqu’elle passe devant une étoile pour mesurer sa chaleur ou encore la vitesse et la direction des lignes de sodium présentes dans son atmosphère, si toutefois elle en a une. Le procédé est assez précis pour déterminer la température au sol et dans l’atmosphère, mais également pour déterminer la force des vents balayant la planète.