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La NASA compte envoyer des colons sur la Lune en 2028

La NASA n’a pas uniquement Mars dans son collimateur et l’agence spatiale compte aussi poser ses valises sur la Lune dans un avenir proche.

Jim Bridenstine, l’administrateur de l’agence spatiale américaine, a tenu à le rappeler à l’occasion de sa dernière intervention, une intervention organisée au Centre Spatial Kennedy de la NASA en Floride. Il ne s’est d’ailleurs pas contenté d’évoquer le projet, puisqu’il a également indiqué que les premiers colons seront envoyés sur la Lune à l’horizon 2028.

Lune Clignote

Si l’administrateur de la NASA a pris la parole publiquement, c’était avant tout pour revenir sur la proposition de budget présentée par l’administration Trump en début de semaine.

La Lune, une étape incontournable pour explorer l’espace lointain

D’après lui, le budget en question est historique. Pour la première fois depuis plus d’une décennie, l’administration a en effet débloqué un budget consacré à la mise en place d’une future mission lunaire habitée.

Trump ne s’est en effet jamais caché de son intérêt pour l’espace. Si l’actuel président américain semble accorder peu de crédit aux mises en garde écologiques et environnementales des scientifiques, il en va tout autrement des questions spatiales. Il envisage même de créer une force d’intervention spéciale chargée de ces questions au sein de l’armée américaine.

La NASA, de son côté, travaille également sur un projet de passerelle lunaire. L’idée est en effet de construire une base spatiale et de la placer dans l’orbite de notre satellite afin de pouvoir préparer les futures missions habitées en direction de Mars. Un peu à la manière d’un avant-poste, en somme.

Or justement, d’après Bridestine, une bonne partie de ce projet serait financé dans la proposition faite par l’administration Trump.

La passerelle lunaire en bonne voie

Dans un premier temps, la NASA a l’intention de se focaliser sur le financement de la fusée Space Launch System (SLS). Cette étape devrait être remplie l’année prochaine, en 2020. Le projet de budget déposé par l’administration du président prévoit ensuite le développement d’un système de propulsion en 2022 et de plusieurs autres modules en 2024.

Toutefois, la station lunaire ne restera pas la propriété exclusive des États-Unis et Bridenstine compte ainsi appliquer une stratégie similaire à celle de la Station Spatiale Internationale en mettant sur pied une collaboration à l’échelle internationale. Il appelle ainsi les agences spatiales de tous les pays à collaborer ensemble sur le projet.

Le Canada a de son côté accepté la proposition et le pays prendra en charge la construction d’un bras robotique.

Un projet international

Il faut d’ailleurs noter que cette station lunaire n’aura pas simplement pour objectif de servir de relais. En réalité, elle permettra aussi à la NASA et à ses partenaires d’exploiter les ressources présentes sur la surface lunaire.

Notre satellite abrite en effet de nombreuses poches de glace et ces dernières pourront être utilisées pour fabriquer de l’eau potable ou même de l’oxygène. Nos futurs vaisseaux spatiaux pourront ainsi faire le plein avant de partir pour des destinations plus lointaines.

En parallèle, Bridestine compte lancer des missions de fret en direction de la Lune dès cette année afin de préparer les missions habitées. Des missions planifiées pour 2028. L’administrateur de la NASA pense en effet que ses équipes seront en mesure d’envoyer des colons humains sur la Lune à cette date, avec des atterrisseurs et des robots.

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