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La NASA est en train de créer des atmosphères extraterrestres… sur Terre

La NASA ne se focalise pas uniquement sur Mars. L’agence spatiale américaine mène également de nombreuses études portant sur les exoplanètes, dans le but avoué de déterminer les conditions les plus favorables à l’apparition de la vie.

La découverte d’une forme de vie extraterrestre fait en effet partie de ses priorités, au même titre que la colonisation de Mars.

exoplanete

Crédits Pixabay

Pour être en mesure de soutenir la vie, une exoplanète doit impérativement obéir à plusieurs critères déterminants.

Ils ont recréé l’atmosphère d’une exoplanète sur la Terre

Elle doit notamment se trouver dans la zone d’habitabilité de son étoile, et ni trop près ni trop loin de cette dernière. En outre, elle doit aussi abriter les composés de base, comme de l’eau, de l’oxygène ou même du carbone.

Étudier une exoplanète située à des milliards de kilomètres de notre position n’est pas chose aisée, bien sûr. L’une des méthodes utilisées par les chercheurs consiste donc à étudier leur atmosphère. Lorsque les exoplanètes passent devant leur étoile, il est en effet possible d’analyser la manière dont la lumière traverse leur atmosphère pour déterminer les composants de cette dernière.

Toutefois, à l’heure actuelle, nos instruments ne permettent pas d’obtenir une analyse complète de leur composition et c’est précisément ce qui a poussé le JPL à monter une équipe afin de mener des études poussées.

Des études consistant tout bonnement à reproduire des atmosphères extraterrestres… sur notre propre planète.

Pour amorcer leurs recherches, les scientifiques du JPL ont choisi de se focaliser sur un type d’exoplanète en particulier : les géantes chaudes et donc les géantes gazeuses situées à proximité de leur étoile. S’ils ont fait ce choix, ce n’est pas sans raison. De par leur proximité avec leur astre, ces planètes mettent généralement quelques jours à orbiter autour de lui et elles sont donc beaucoup plus faciles à suivre.

Une simulation pour mieux comprendre les planètes lointaines

La tâche n’a pas été facile. L’équipe a commencé par créer un mélange de gaz constitué d’hydrogène et de monoxyde de carbone. Ensuite, ils l’ont tout simplement chauffé à de très fortes températures tout en l’exposant à des niveaux élevés de lumière ultraviolette. L’idée était donc de simuler l’environnement de ces exoplanètes sur Terre et de collecter le maximum de données pour pouvoir interpréter plus facilement les signaux captés par nos instruments d’observation.

Il semblerait que le test ait été concluant. Les chercheurs ont en effet réalisé que l’atmosphère simulée apparaissait comme étant très opaque, ce qui est également le cas des géantes chaudes repérées dans l’espace.

Toutefois, l’équipe ne compte pas s’arrêter là et elle compte pousser plus loin ses investigations en étudiant toutes les propriétés de ces aérosols. Grâce à ce travail, les astronomes devraient être en mesure de mieux comprendre ce qu’ils voient lorsqu’ils étudient ces planètes.

En outre, l’objectif du JPL n’est pas de se limiter aux géantes chaudes et d’autres simulations seront ainsi menées dans les mois et années à venir afin de mieux comprendre les atmosphères des exoplanètes.