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La NASA risque de devoir tirer un trait sur WFIRST, le successeur de Hubble et du James Webb Space Telescope

La NASA risque de devoir faire l’impasse sur le WFIRST et donc sur le télescope spatial censé remplacer à terme Hubble et le James Webb Space Telescope. La Maison Blanche aurait en effet demandé à l’agence d’abandonner le projet en échange de la validation de son budget pour l’exercice fiscal 2019.

Hubble nous a permis de faire de nombreuses découvertes depuis sa mise en fonction en 1990, mais le télescope devra bientôt prendre sa retraite et laisser la place à un nouveau modèle plus puissant et plus abouti.

Etoile disparue

Le James Webb Space Telescope, ou JWST pour les intimes, devrait en effet être mis en service au printemps 2019 et remplacer du même coup son illustre prédécesseur.

Hubble, JWST, WFIRST, trois télescopes d’exception

Grâce à lui, la NASA sera capable de voir plus loin et l’appareil devrait ainsi nous permettre d’étudier les premières étoiles et les premières galaxies apparues après le Big Bang, mais aussi de mieux comprendre la mécanique de formation des étoiles.

Mieux, grâce à ses puissants capteurs, le JWST nous permettra aussi d’étudier plus en détail les exoplanètes et de déterminer ainsi si ces dernières sont réellement susceptibles d’abriter une forme de vie.

La NASA ne compte cependant pas en rester là et l’agence a ainsi commencé à travailler sur un autre télescope spatial, un télescope dont le lancement était initialement programmé à l’horizon 2025 : WFIRST, ou Wide Field Infrared Survey Telescope.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le projet n’est pas nouveau et l’étude du télescope a ainsi été lancée après la publication du rapport 2010 du Conseil national de la recherche des États-Unis, un rapport encourageant les agences nationales à développer un engin pouvant étudier l’énergie sombre.

WFIRST a trois objectifs principaux. Il est censé nous aider à déterminer la nature de l’énergie sombre, certes, mais également nous permettre d’effectuer un recensement de toutes les exoplanètes situées autour de nous tout en étudiant les diverses sources d’infrarouge situées dans la Voie lactée… et celle des objets célestes nés au début de la formation de l’univers.

Fabriquer un tel appareil a évidemment un coût et le projet a ainsi été estimé à trois ou quatre milliards de dollars.

Un problème de coût

Il semblerait que ce soit un problème pour l’administration Trump puisque la Maison Blanche a clairement demandé à la NASA de mettre un terme définitif au projet dans les plus brefs délais.

La nouvelle n’a pas fait que des heureux bien entendu. Pour David Spergel, physicien à l’université de Princeton et coprésident de l’équipe en charge du développement du télescope, l’abandon du projet pourrait avoir de graves conséquences et même provoquer la fin du leadership américain en matière d’astronomie et d’astrophysique.

Roger Bradford, un physicien travaillant pour l’université de Stanford, est du même avis et il a ainsi tenu à rappeler le potentiel d’un appareil tel que WFIRST durant une entrevue donnée à Space.com. Pour lui, cet appareil pourrait en effet déboucher à terme sur une meilleure compréhension de l’univers et de l’astrophysique.

Andrew Hunter, le directeur financier de la NASA, a cependant tenu à rassurer ses collaborateurs. Il a en effet déclaré que la Maison Blanche n’avait aucun préjugé particulier contre la science et qu’elle souhaitait simplement que l’agence se focalise sur d’autres missions comme l’exploration de la Lune et l’envoi de plusieurs astronautes sur place.

En outre, l’homme s’est également dit inquiet du coût du projet. En 2016, l’agence a effectivement publié un rapport indiquant que le budget attribué à WFIRST était en train d’atteindre des niveaux dangereux et elle avait été obligée l’année suivante de mettre sur place un groupe d’étude indépendant afin de déterminer les raisons de l’augmentation de ces coûts.

Fred

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