La NSA surveille les réseaux P2P depuis 2005

Edward Snowden et ses dossiers ont montré que la NSA avait commencé la surveillance des réseaux peer-to-peer depuis l’année 2005, même au niveau du ministère chargé de la défense américaine. Si les informations relatives au piratage d’œuvres audiovisuelles vous intéressent, vous êtes très certainement au courant de l’existence des logiciels comme LimeWire, eMule, KaZaA ou encore e-Donkey.

Ces logiciels permettent l’échange P2P de fichiers. Bien évidemment, ils ont servi à pirater des fichiers vidéos et musicaux. La majorité de ces logiciels n’a pas été maintenue. Aujourd’hui, il a été découvert que derrière ces échanges peer-to-peer se cachait la NSA qui les surveillait scrupuleusement.

Intel Optane

Le site The Intercept a publié des dossiers dans lesquels il est dit que la NSA avait commencé à surveiller ces échanges depuis plus d’une dizaine d’années.

Espionnage des échanges et des requêtes

L’objectif de la NSA en se penchant sur ces réseaux d’échange n’était pas de protéger les droits d’auteur mais bel et bien d’espionner ces échanges. Sur une note classée confidentielle de 2005, provenant du fonds documentaire d’Edward Snowden, on peut lire que l’agence avait trouvé le moyen de décoder et de déchiffrer les paquets échangés sur eDonkey et KaZaA.

De ce fait, elle pouvait savoir quel fichier avait été partagé et quelle requête avait été envoyée. En fait, les personnes dans le collimateur de la NSA utilisaient aussi ces réseaux d’échanges non pas pour des échanges de musiques et de vidéos mais pour autre chose.

Une technique pour suivre à la trace ses cibles

En déchiffrant ces paquets, la NSA pouvait accéder à un important volume de données comprenant les adresses mails, les noms d’utilisateurs ou les lieux de téléchargement des fichiers ou la liste des recherches effectuées récemment par l’utilisateur. En résumé, c’était le moyen idéal pour surveiller leurs cibles et découvrir leurs activités.

En 2005, la NSA utilisait d’autres logiciels du même type comme Freenet, Gnutella 2, MSN Messenger ou encore DirectConnect. Pourtant, l’agence n’est pas la seule à s’intéresser aux réseaux peer-to-peer. The Intercept a publié une page Wiki dans laquelle est cité le GCHQ.

Ce dernier aurait aussi investi lourdement dans ce secteur en baptisant le programme Sebacium.

Il est d’ailleurs fort probable que ces réseaux P2P soient surveillés à présent. Sur ce, prudence…

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