La plus ancienne fleur dévoilée par le CNRS

Une équipe internationale composée de trente-six chercheurs a mené des travaux sur la plus vieille fleur. L’étude était présidée par Hervé Sauquet, un chercheur issu du laboratoire Écologie, Systématique, Évolution à l’Université Paris-Sud. C’est le mardi 1er août que les résultats de cette étude ont été divulgués dans la revue Nature Communications.

Le projet « eFLOWER » consistait avant tout à recueillir des informations sur l’évolution des plantes florales. Pourtant, à l’issue des recherches, un type de fleur a attiré particulièrement l’attention des scientifiques du CNRS.

Fleur CNRS

Il s’agit de la fleur ancestrale, la plus ancienne qu’on ait pu recenser jusqu’à ce jour. Les scientifiques ont réussi à modéliser à partir d’un portrait-robot 3D l’un des modèles de cette fleur ancestrale.

Une fleur hermaphrodite

L’origine de la fleur ancestrale remonte à 140 millions d’années, une apparition assez tardive comparée à d’autres espèces végétales.

Cette fleur originelle s’avère être hermaphrodite. Cela signifie qu’elle dispose à la fois d’un côté femelle (carpelles) et d’un côté mâle (étamines). Aussi, elle se compose de plusieurs pétales qui sont en forme de cercles concentriques et se superposent en trio. Cette spécificité est encore perçue de nos jours chez certaines plantes comme les tulipes.

Vis-à-vis de cette découverte, Hervé Sauquet a déclaré que « Personne n’avait vraiment réfléchi aux premiers stades de l’évolution des fleurs de cette façon, et pourtant une grande partie de la diversité peut être expliquée de façon simple avec le nouveau scénario qui émerge de nos modèles. » En effet, c’est la première fois qu’une étude soit menée à propos de la structure de la toute première fleur.

Six ans d’étude pour un résultat surprenant

Avant de parvenir à ce résultat, les chercheurs ont exploité des informations génétiques sur une centaine d’espèces d’arbres florales. Plus exactement, ils ont déployé 800 échantillons sur les 300 000 espèces actuelles.

Ils ont également affirmé que les recherches se sont prolongées sur une durée de six ans.

L’aboutissement de ce projet apporte de nouvelles perceptions dans l’histoire du monde végétal. Selon les dires de Peter Crane, Président de la Fondation Oaks Spring Garden : « Cette étude est un pas très important vers la compréhension nouvelle et de plus en plus sophistiquée de l’histoire évolutive des fleurs. »

Pour la fleur ancestrale, cette découverte réfute l’hypothèse selon laquelle « l’arrangement des pétales en sillon plutôt qu’en spirale ». Toutefois, les scientifiques précisent que ce résultat n’est pas tout à fait définitif, car le registre fossile des échantillons utilisés est encore insuffisant.

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