La police londonienne met à l’épreuve la technologie de la reconnaissance faciale

Le Metropolitan Police Service (MET) de Londres va tester en ce début de semaine un logiciel de reconnaissance faciale sur des personnes recherchées activement par les forces de l’ordre ainsi que les tribunaux.

Les essais dureront huit heures et verront la participation de plusieurs personnes. Le MET a tenu à ce que les entités et organisations qui voient d’un mauvais œil l’utilisation d’une telle technologie soient majoritairement présentes.

Les séances du 17 et du 18 décembre font partie d’une série de 10 tests que la police londonienne a effectués durant ces derniers mois. À l’issue de ces essais et après une évaluation complète, elle statuera définitivement sur l’efficacité de la reconnaissance faciale. Bien que jugé nécessaire, ce projet suscite quelques critiques.

Le MET a été clair sur un point : seuls les criminels seront concernés par cette mise à l’épreuve. Les simples citoyens se réservent le droit de refuser tout scan.

Le logiciel de reconnaissance va couvrir plusieurs zones

Les tests de reconnaissance faciale du 17 et 18 décembre se concentreront essentiellement sur Westminster et ses quartiers environnants.

La recherche va donc s’étendre vers des zones stratégiques, comme Piccadilly Circus, Soho et Leicester Square. Pour dissiper les craintes, des brochures d’information seront mises à la disposition du grand public. Les forces de l’ordre porteront également leur uniforme habituel.

Pendant 8 heures, le logiciel de reconnaissance faciale s’emploiera à rechercher le visage de tous les individus intégrés dans la base de données de la police de Londres. Selon cette dernière, l’outil en question sera utilisé ouvertement. Il ne s’agit que d’un test permettant d’identifier les points forts ainsi que la faille de cette nouvelle technologie.

Les défenseurs de la vie privée campent sur leur position

Au sein de la communauté londonienne, le recours à la reconnaissance faciale ne fait pas forcément le bonheur de tous. Silkie Carlo, directrice actuelle de Big Brother Watch soutient, par exemple, que l’utilisation par la police de cet outil de surveillance en l’absence totale de base légale ou démocratique est alarmante.

À maintes reprises, les militants de la protection de la vie privée ont soutenu que cette technologie était trop autoritaire, sans loi et par-dessus tout dangereuse pour les libertés individuelles. D’après eux, une telle technologie est en effet potentiellement susceptible d’offrir de nombreuses informations sur les déplacements et les habitudes des citoyens.