La première greffe de tête humaine a été couronnée de succès !

Sergio Canavero est un neurochirurgien italien. Dans le but d’accomplir la première greffe de tête humaine, il collabore depuis plusieurs années avec le chirurgien chinois Xiaoping Ren. En 2014, le neurochirurgien audacieux avait prévu qu’il allait réaliser la première transplantation de tête humaine dans les deux années à venir. Depuis, le calendrier a été reconsidéré. Toutefois, il a récemment organisé une conférence de presse à Vienne pour donner plus de détails sur l’avancement de son travail.

Le scientifique a ainsi confié aux journalistes que la première greffe de tête humaine a été couronnée de réussite. L’expérience aurait été effectuée sur deux humains décédés. L’opération aurait duré dix-huit heures. Afin de vérifier que les systèmes nerveux des deux cadavres étaient reconnectés, l’équipe aurait recouru à la stimulation électrique des nerfs.

Canavero

Depuis qu’il a annoncé son projet, Sergion Cavanero est fortement critiqué par la communauté scientifique. Néanmoins, il semble déterminé à concrétiser son rêve.

Déroulement de l’expérience

Jusque là, les expériences de greffe de tête n’ont été réalisées que sur des animaux. L’année dernière, l’équipe de Xiaoping Ren de l’université d’Harbin (Chine) ont ainsi transplanté la tête d’un singe sur le corps d’un autre.

La dernière expérience menée sur deux corps humains en état de mort cérébrale a été faite en trois étapes. La première a consisté à refroidir la tête du receveur jusqu’à l’hypothermie (15°). Cela a permis de ralentir le métabolisme du cerveau et d’éviter les dégâts pouvant être provoqués par l’opération.

L’étape suivante a regroupé l’isolation de la thyroïde, l’enlèvement des muscles et les vaisseaux sanguins du cou, et l’incision de la moelle épinière. L’étape finale a été de transplanter la tête du donneur au corps du receveur à l’aide d’un mélange appelé PEG-chitosane.

Grand homme ou savant fou ?

Sergio Cavanero prévoit d’effectuer une autre greffe de tête sur des corps d’humains décédés. Ce serait la dernière ligne droite avant de passer à l’opération sur une personne en vie.

D’après le neurochirurgien italien, son travail « permettrait aux tétraplégiques de marcher et aux cerveaux les plus brillants de ne jamais disparaître ».

À noter que si la personne survit, dans le cas où elle souhaite enfanter, l’enfant sera naturellement celui du donneur décédé.

Comme indiqué plus haut, le projet de Cavanero a été fortement critiqué par la communauté scientifique. Certains l’ont qualifié de « savant fou », d’autres attribuent ce qu’il veut faire à un crime. Néanmoins, l’homme croit fermement en que celui-ci en vaut la peine. «Pendant trop longtemps, la nature nous a dicté ses règles. Nous naissons, grandissons, vieillissons, puis mourrons », a-t-il déploré.

Il pense ainsi que la science pourrait remédier à cela.

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