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La Quiet Zone, un ingrédient indispensable à la recherche d’extraterrestres

Dans l’ouest de la Virginie, il existe une zone tranquille de low-tech où se situe le Green Bank Observatory. Il s’agit d’un centre de recherche abritant des scientifiques qui essaient d’étudier les ondes sonores provenant de l’espace. La zone de silence radio nationale s’étend sur trois-mille kilomètres carrés entre la Virginie et le Maryland. Afin de minimiser toute forme d’interférence, les chercheurs exigent un silence absolu.

Andrew Phelps et son collègue photographe Paul Kranzler ont effectué un documentaire sur cette étrange zone. Le nouveau livre dédié a été intitulé The Drake Equation. Il s’agit du nom de la formule mathématique qui permet de calculer la probabilité de la vie extraterrestre.

METI ET

Le centre regroupe une grande diversité de personnes provenant de milieux différents, notamment des étudiants, des scientifiques et des habitants. Malgré leurs différences, elles ont en commun le respect des conditions exigées par les travaux des chercheurs.

Les télescopes dictent la vie là-bas

« Les télescopes dictent la vie là-bas et c’est ce qui le rend si intéressant, » a écrit Andrew Phelps. En effet, ils sont tous assis devant des ordinateurs géants accrochés à un énorme télescope radio. Leur mission consiste à enregistrer des signaux provenant de galaxies se trouvant à des milliers et des milliers d’années-lumière.

Les ondes d’énergie qu’ils écoutent sont très faibles, soit un milliardième de milliardième de watt. Elles peuvent ainsi facilement être noyées par ceux générés par l’homme à travers le Wi-Fi, les téléphones portables, et même les télécommandes de porte de garage.

Un milieu presque désert

Andrew Phelps et Paul Kranzler étaient venus sur les lieux en 2015. Ils y sont restés durant six semaines. « Nous pouvions dire que personne n’avait passé beaucoup de temps là-bas », ont-ils souligné. L’endroit est habité par cent-quarante-trois personnes.

« D’un côté, vous êtes assis à côté de gens comme Forest, et de l’autre côté, un architecte de New York qui a déménagé là-bas parce qu’elle est violemment malade à cause du Wi-Fi », a raconté Phelps. « Il n’y a pas d’autre endroit où aller la nuit, alors ils se retrouvent tous au même endroit et n’ont pas grand-chose à se dire. Pas qu’il y ait de l’animosité, mais leurs mondes ne se croisent pas », a-t-il poursuivi.

En outre, les deux hommes ont rapporté l’existence d’une école, d’une station-service, d’une bibliothèque, de quelques églises et d’une poignée d’entreprises.