La Roumanie ne veut pas de Huawei sur son territoire

Après les États-Unis et l’Australie, c’est au tour de la Roumanie de poser des difficultés à Huawei. Le principal parti de l’opposition exige en effet que le constructeur chinois soit écarté du projet de développement du réseau 5G sur le territoire roumain.

Pavel Popescu, représentant du Parti libéral national (PNL), s’est exprimé durant la commission de l’informatique du Parlement

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Popescu a insisté sur le fait qu’il s’agit de protéger les « intérêts stratégiques » du pays. Il estime que tant que les suspicions envers Huawei persistent, « il est absolument urgent de bloquer les marchés publics, les contrats passés avec la société chinoise ».

Les États-Unis s’inquiètent

Il y a quelques mois, Huawei a été accusé d’utiliser ses accessoires, produits et équipements high-tech pour espionner pour le compte de la Chine. Les États-Unis se sont montrés particulièrement virulents contre le constructeur chinois en allant jusqu’à bannir ses équipements de télécommunications du territoire américain.

Depuis, l’administration Trump invite les autres pays, plus particulièrement ceux qui lui sont alliés, à faire de même. Les USA s’inquiètent particulièrement de l’expansion de Huawei dans les contrées d’Europe centrale, notamment la Hongrie, la Pologne, mais surtout la Roumanie qui abrite depuis 2016 un site de bouclier antimissile appartenant aux Américains.

Huawei est-il vraiment une menace ?

Bien que le géant chinois ne cesse de clamer haut et fort qu’il n’espionne pas pour le gouvernement chinois, plusieurs pays menés par les États-Unis continuent de croire le contraire.

Ils craignent particulièrement que les équipements Huawei, plus particulièrement les réseaux mobiles de la marque, ne dissimulent des « portes dérobées » qui facilitent le cyber espionnage.

Pour ce qui est de la Roumanie, Pavel Popescu fait part de ses inquiétudes en évoquant un mémorandum d’accord datant de 2013. Signé par le ministre des Télécommunications avec Huawei, l’accord permet au géant chinois de participer à la construction du système d’information et de communication du pays, mais aussi à la surveillance du trafic, ainsi qu’au suivi et aux projets de gouvernement électronique.

Ce serait alors une véritable catastrophe pour la Roumanie si jamais Huawei espionnait vraiment pour le compte de la Chine. Popescu estime ainsi que tant que les doutes sur le géant de la Tech ne sont pas levés, mieux vaut l’écarter des projets 5G du pays pour le moment.

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