La Silicon Valley mécontente de la révision de la loi sur le visa H-1B

Les entreprises de la Silicon Valley sont très exigeantes par rapport à la qualité de la main d’œuvre. Dans le but d’employer les meilleurs éléments dans leurs locaux, elles n’hésitent pas à séduire les perles rares venant de l’étranger. Cependant, avec Donald Trump au pouvoir, elles commencent à avoir des difficultés à recruter de nouveaux employés.

Durant le weekend dernier, le gouvernement américain a en effet divulgué une nouvelle loi visant à rectifier les conditions d’accès au visa H-1B autorisant les étrangers à travailler aux États-Unis pendant une durée déterminée.

Silicon Valley

Les entreprises de la Silicon Valley ne portent pas l’administration Trump dans leur cœur.

Dorénavant, les entreprises ayant recours au visa devront expliquer avec précision la raison pour laquelle la personne à recruter est aussi importante.

Le gouvernement sera plus strict

Il y a de quoi faire peur aux personnes souhaitant obtenir un poste dans l’univers de l’IT. Elles seront surveillées de près par les autorités chargées de l’immigration. Ces dernières iront même jusqu’à effectuer des « visites sur des lieux ciblés » (dans les entreprises concernées) pour voir comment les personnes étrangères s’en sortent.

De plus, les sociétés devront respecter « leur obligation d’effort pour embaucher des Américains ».

Les demandes de visas H-1B seront donc plus compliquées une fois que la nouvelle loi sera appliquée. D’après Axios, le but est d’éviter le recrutement des personnes qui acceptent de travailler à moindre coût, mais qui n’ont pas suffisamment de compétences.

C’est également un meilleur moyen pour l’administration Trump de favoriser avant tout les travailleurs américains.

La Silicon Valley s’insurge

Une nouvelle qui est loin de plaire aux travailleurs étrangers, mais aussi aux futurs recruteurs.

Le talent ne se limite en effet pas à une circonscription ou à un territoire et certaines entreprises ont donc pris l’habitude de recruter des personnes étrangères en provenance d’Europe, d’Asie ou d’Afrique afin d’enrichir leurs équipes. C’est notamment le cas de Google, Facebook ou même Apple.

Ce n’est pas la première fois que la Silicon Valley s’insurge contre les mesures prises par l’administration Trump. Elle avait en effet montré son mécontentement avec le décret anti-immigration et plusieurs entreprises étaient ainsi montées au créneau afin de prendre la défense de leurs employés.

Scott Corley, le directeur exécutif de Compete America, un groupement d’entreprises dont Microsoft, Intel et Google font partie, estime pour sa part que  « recruter des talents du monde entier » aide les entreprises de la Silicon Valley à « soutenir la compétitivité mondiale du pays et son leadership dans l’innovation et la technologie. »

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