La Silicon Valley, toujours en quête de l’immortalité

« L’homme est la seule créature qui refuse d’être ce qu’elle est », constatait Albert Camus, le penseur français. L’humain est effectivement de nature insatiable. Par la technique et la science, il tente de surmonter, tant bien que mal, les aléas de la nature.

Ce qui constitue son plus grand chagrin est sans doute sa conscience de l’irréversibilité de la vie et le caractère inévitable de la mort.  Ainsi, depuis son existence, l’homme est instinctivement attiré par l’immortalité.

Théorie mort

Crédits Pixabay

Selon les époques, chaque civilisation a proposé ses propres moyens d’allonger la durée de la vie. Avec le progrès de la médecine, le taux de mortalité a pu être réduit et les scientifiques ont observé une augmentation de la longévité. Aujourd’hui, plus que jamais, à Silicon Valley, les chercheurs, les informaticiens et les milliardaires collaborent pour la même obsession : devenir immortels.

Dans un dossier consacré au sujet, le site The Conversation présente les différentes technologies envisagées pour atteindre cet objectif.

La nature semble toujours équilibrer les gains et les pertes

Rester gravé dans l’histoire, avoir des enfants, enseigner aux plus jeunes, voilà des alternatives qui nous consolent de l’irréversibilité et nous donnent une illusion de perpétuité. Cependant, ce qui occupe surtout les fantasmes, c’est l’annulation de la mort.

Qin Shi Huang, le premier empereur de Chine, avait ingéré des potions contenant du sulfure de mercure, croyant que celles-ci pourraient prolonger sa vie. Au lieu de cela, le composé hautement toxique avait ironiquement raccourci son temps pour vivre. Au XIXe siècle, les « élixirs de vie », composés d’eau, d’herbes aromatiques et d’une dose considérable d’alcool, ont fait leur apparition.

Plus tard, ces potions deviendront des remèdes à base de plante.

Avec l’évolution de la science, d’autres techniques, comme la douche froide, ont été suggérées. Les chercheurs ont également découvert le lien entre les calories que l’on consomme et notre vieillissement. Il existerait également une autre alternative, celle de supprimer le système immunitaire. Cette technique est basée sur la modification d’une molécule appelée mTOR (cible mammalienne de la rapamycine). Celle-ci permet, entre autres, de contrôler le vieillissement et la division du système immunitaire.

Cependant, la nature semble toujours équilibrer les gains et les pertes. La douche froide, par exemple, est efficace quand on est jeune, mais à long terme, elle accélère le vieillissement.

La science moderne au service de l’immortalité

Les chercheurs de la Silicon Valley usent de la science moderne pour tenter de trouver une solution au problème. Outre l’hygiène de vie, la méditation et la limitation des calories, certains préfèrent se faire injecter des cellules souches de leur propre moelle osseuse dans d’autres tissus.

Cela aurait pour effet de régénérer les cellules.

Notons que des alternatives ont également été proposées par d’autres chercheurs. Par exemple, un scientifique chinois prévoit d’effectuer la première greffe de tête sur un humain. Une équipe s’intéresse également à l’œil du poisson-chat, qui regorge de cellules aux propriétés régénératrices exceptionnelles.

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