La Station Spatiale chinoise va s’écraser sur la Terre en 2017

La Chine aura mis du temps à l’admettre, mais c’est désormais officiel, les autorités chinoises ont bien perdu le contrôle de Tiangong-1, le laboratoire spatial lancé en 2011. D’après leurs calculs, il devrait s’écraser sur la Terre l’année prochaine, et donc en 2017. Où ? C’est un peu la question à 10 000 €.

Tiangong-1, ou Palais céleste 1 pour les puristes, a quitté la terre ferme en 2011. Elle se présente sous la forme d’un simple cylindre de 10 mètres de long et de 2,8 mètres de diamètre.

Tiangong-1

La Chine a bien perdu le contrôle de Tiangong-1.

Il se divise en deux salles distinctes : le module de service et le module orbital. Le premier abrite le système de propulsion de la station et son générateur, le second sert de lieu de vie et de travail.

Tiangong-1 s’est envolé pour l’espace en 2011

Deux panneaux solaires sont connectés à la station, au niveau du module de service. Ils fournissent toute l’énergie dont le laboratoire a besoin. Le module orbital, pour sa part, abrite le seul et unique port d’amarrage de la station.

Tiangong-1 peut parfaitement accueillir un équipage, mais elle est loin d’offrir les mêmes possibilités que l’ISS. Dépourvue de système de recyclage de l’oxygène et de l’eau, la station doit en effet être régulièrement ravitaillée.

Le lancement de la station s’est bien déroulé, de même pour les premiers tests de rendez-vous spatial et d’amarrage. Plusieurs astronautes ont également séjourné sur place et l’orbite du laboratoire a même été remontée en 2013 pour compenser la dérive due à la traînée atmosphérique.

La situation a pris une toute nouvelle tournure le 21 mars dernier puisque c’est à cette date que la Chine a perdu le contact avec la station. La transmission des données a été interrompue sans raison, à la stupeur générale. Les autorités chinoises ont cependant fait le choix de ne pas communiquer sur le problème.

La Chine aura mis plusieurs mois à reconnaître le problème

Elles sont aussi restées silencieuses lorsque l’astronome Thomas Dorman a révélé l’affaire cet été à l’occasion d’une entrevue menée par une revue spécialisée.

Il aura donc fallu attendre la fin du mois de septembre pour avoir la confirmation de ce que tout le monde savait déjà : la Chine ne contrôle plus sa station et cette dernière va s’écraser sur la Terre au cours du semestre 2017.

Mais le vrai problème ici, c’est que les autorités chinoises ne vont pas pouvoir contrôler son entrée dans l’atmosphère. Habituellement, lorsqu’un tel engin n’est plus utilisé, ses propriétaires s’arrangent pour qu’il se consume au-dessus des océans dans le cas où des débris échapperaient à la combustion.

Ce ne sera malheureusement pas possible dans ce cas et il faut donc espérer que l’entrée de Tiangong-1 dans l’atmosphère ne se fera pas au-dessus d’une zone abritée.

Dans les faits et compte tenu de la taille de notre planète, il y a peu de chances que cela arrive, mais ce n’est pas impossible non plus.

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