La Switch aurait rapporté presque 1 milliard de dollars à Nvidia

Si Sony et Microsoft ont décidé de laisser AMD s’occuper des puces qui animent leurs PlayStation 4 et Xbox One respectives, Nvidia a pour sa part été choisi par Nintendo pour fournir les processeurs qui donnent vie à la Switch. Une opération qui a visiblement rapporté une coquette somme au fondeur américain, comme le rapporte le site The Motley Fool dans un rapport détaillé des sommes (probablement) engrangées par la firme dans le cadre de sa collaboration avec le géant nippon du jeu vidéo.

En se basant sur les données dévoilées par Nvidia à l’occasion de sa dernière déclaration de revenus – et après quelques calculs d’apothicaire – le site est parvenu à déduire ce que la compagnie a touché en équipant les Switch de ses propres puces Tegra X1. La somme s’élèverait à pas moins de 972 millions de dollars.

972 millions de dollars, c’est la somme que Nvidia aurait touché pour avoir équipé l’ensemble des Nintendo Switch de ses puces Tegra. Un très joli pactole pour les verts.

Pour parvenir à ce chiffre, The Motley Fool a retranché à un total de 1,53 milliard (la somme que l’ensemble des puces Tegra vendues par Nvidia), les 558 millions rapportés uniquement par la commercialisation des Tegra destinées au secteur automobile. Résultat des opérations, puisque les puces Tegra sont dans leur immense majorité destinées soit au secteur automobile, soit aux Switch, on obtient une estimation relativement précise ; qui monte en l’occurrence à presque 1 milliard de dollars.

Des revenus notables, mais bien inférieurs à ceux générés par le Gaming PC

Si le petit milliard de dollars (brut) que Nvidia est parvenu à se dégager de la vente de ses APUs destinés à la Switch est impressionnant, il ne faut pas perdre de vue que ce chiffre reste minime vis-à-vis des milliards de dollars que la firme au caméléon brasse trimestre après trimestre en vendant ses cartes graphiques dédiées au Gaming sur PC. Un marché pour l’heure nettement plus lucratif que les partenariats conclus avec des constructeurs tiers.

Reste que le constructeur parvient à signer un retour réussi dans le domaine des consoles après avoir été évincé des PlayStation notamment (un processeur Nvidia équipait en effet la PlayStation 3). C’est bien, mais l’on notera toutefois que les problèmes de piratage constatés sur la Switch viennent ternir le tableau. Les failles exploitées par les hackers pour prendre le contrôle de la console étant en effet d’origine matérielle et sont présentes par défaut sur les puces Tegra X1.