La Terre a encore reçu la visite d’un astéroïde et il ne s’agissait pas d’un poids plume

La Terre est loin d’être le seul corps à flotter dans l’immensité de l’espace. Rien que dans notre système, l’on dénombre pas moins de huit planètes avec des dizaines de lunes différentes et des centaines de milliers d’astéroïdes.

Si la plupart des astéroïdes sont regroupés dans les deux ceintures présentes dans notre système, certains d’entre eux suivent également une orbite autour de notre étoile. Une orbite qui les amène parfois proche de notre position.

Simulateur astéroïdes

Crédits Pixabay

Ce matin, aux alentours de 11h45, notre belle planète a donc reçu la visite d’un nouveau corps, 2019 LC1.

La Terre reçoit souvent la visite d’astéroïdes

Repéré pour la première fois par la NASA en mai dernier, cet astéroïde vient se classer dans la famille des NEO, ou des objets géocroiseurs en français.

Cette catégorie un peu à part regroupe les objets du système solaire se trouvant à la fois dans l’orbite de notre étoile et circulant à faible distance de l’orbite terrestre. En d’autres termes, les NEO regroupent tous les astéroïdes qui circulent à proximité de notre planète.

Toutefois, et c’est important de le préciser, ces objets ne sont pas nécessairement dangereux pour notre monde. En réalité, les géocroiseurs représentant un risque pour la Terre possèdent leur propre catégorie, une catégorie baptisée PHO, pour Potentially Hazardous Object.

Mais revenons-en plutôt à 2019 LC1. D’après les recherches effectuées par le Centre d’étude sur les objets proches de la Terre, un centre dépendant directement de la NASA, ce corps mesurait environ 40 mètres de diamètre et il était donc en théorie assez massif pour résister à une éventuelle entrée dans notre atmosphère. Plus intéressant, le corps se déplaçait également à une vitesse de 22 000 km/h.

Il n’y avait rien à craindre

Fort heureusement pour nous, son orbite l’a amené assez loin de notre position et l’astéroïde est ainsi passé à environ 4,5 millions de kilomètres de notre planète. Il n’y avait donc aucune chance qu’il entre en collision avec la Terre et c’est assurément une bonne chose.

Les astéroïdes n’ont en effet pas besoin de mesurer plusieurs centaines de mètres de diamètre pour occasionner des dégâts à nos infrastructures.

Cet exemple revient souvent, mais en 2013, un astéroïde de 15 mètres de diamètre a explosé au-dessus de l’oblast de Tcheliabinsk en Russie. En dépit de sa petite taille, ce dernier a libéré une puissance équivalente à trente fois la puissance de la bombe de Hiroshima et il a ainsi fait voler en éclat des milliers de vitres à travers les villes et bourgades situées dans sa zone.

2019 LC1, de son côté, faisait plus du double de ce corps et il aurait donc pu occasionner des dégâts encore plus importants. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la NASA travaille depuis plusieurs années sur un programme de défense contre ce type de menaces. Ni même si Jim Bridenstine, l’actuel patron de l’agence spatiale américaine, ne perd jamais une occasion de rappeler à quel point ces corps peuvent être dangereux.