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La vie vient peut-être bien de l’espace finalement

Des chercheurs ont exposé des microbes et des composés organiques à l’environnement spatial. Les résultats de l’étude attestent la capacité de ceux-ci à survivre durant une migration interplanétaire. Leur objectif était de savoir si la vie sur Terre provient réellement de l’espace. Une théorie appelée panspermie suggère, en effet, que la vie ait été apportée sur Terre par des corps célestes et que la matière présente dans la stratosphère est en partie constituée d’apports extraterrestres.

La revue Astrobiology a publié une description de l’étude dans un article qui s’intitule : « Données environnementales et données de survie de Deinococcusaetherius du dispositif d’exposition du module expérimental japonais de la station spatiale internationale obtenue par la mission Tanpopo ».

Sauver Terre

Étant des sources de molécules organiques, les comètes seraient des vecteurs ayant rendu la vie possible sur Terre et probablement ailleurs dans l’univers. La mission, baptisée Tanpopo, a utilisé un panneau d’exposition conçu pour tester un microbe appelé Deinococcusaetherius.

Un ensemencement céleste de la Terre ?

Chaque année, environ dix tonnes de météorites tombent sur Terre alors qu’il y a quatre milliards d’années, ce nombre était mille fois supérieur. A cette époque, la planète bleue subissait un bombardement massif ayant détruit toutes les molécules fragiles. L’ensemencement, qui aurait déclenché l’apparition de la vie, serait survenu tardivement, au cours d’une période cosmique plus calme.

Une équipe internationale d’astronomes avait détecté, pour la première fois, de l’alcool et du sucre sur la comète « C/2014 Q2 lovejoy » qui avait frôlé le globe terrestre en 2015. Le sucre en question était du glycol aldéhyde, le plus simple des sucres. L’alcool qui avait été identifié est plus connu sous le nom d’éthanol, que l’on retrouve dans les boissons alcoolisées.

Des chercheurs allemands ont aussi embarqué, à bord du satellite russe Foton, des bactéries de type Bacillus subtilis afin de tester leur résistance. Celles qui ont été dépourvues de protection sont toutes mortes dans l’espace. Cependant, celles qui ont été mélangées avec de la poudre d’argile, de roche et de météorite ont survécu.

La mission Rosetta de l’Agence spatiale européenne (ESA) a repéré plusieurs des composés organiques complexes nécessaires à la vie sur une comète : « 67P Tchourioumov-Guerrasimenko ». La mission a pour cible des astéroïdes qui se sont formés dans les mêmes conditions que la Terre et qui pourraient, par conséquent, avoir été propices à la formation des riboses.

Le ribose est le sucre qui est à la base du matériel génétique des organismes vivants ayant pu se former dans les glaces des comètes.

La plupart des études les plus récentes tendent à confirmer que les premières structures moléculaires de la vie se sont formées dans l’espace avant d’atteindre la Terre. Elles auraient été transportées par les météorites ou les comètes qui se sont écrasées sur notre planète.

Des milliards d’endroits habitables dans notre galaxie ?

Actuellement, outre Mars sur laquelle les chercheurs s’activent déjà, trois autres lunes pourraient abriter la vie. Il s’agit d’Encelade (une lune de saturne), d’Europe et de Ganymède (deux lunes de Jupiter). Elles recèlent toutes des quantités d’eau considérables et des sources de chaleur internes dues à leur activité tellurique. Ces deux éléments sont indispensables, à condition d’être suffisants, à l’éclosion de la vie.

Notre galaxie abrite 150 milliards d’étoiles, il est probable que la vie soit apparue dans plusieurs endroits. En 2013, après avoir étudié les données recueillies par le télescope Kepler, des astronomes américains comptaient environ neuf milliards de planètes potentiellement habitables. Cependant, des chercheurs de l’Australian National University, s’appuyant sur la loi de prédiction orbitale de « Titus-Bode », ont déclaré, en 2015, qu’il y a une centaine de milliards d’endroits « habitables » dans notre galaxie.

Finalement la vie ne serait pas un phénomène unique qui ne s’est produit que sur Terre. Elle serait probablement assez banale à l’échelle cosmique. La vie et l’espace sembleraient être liés depuis la formation de notre galaxie.

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