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« L’abominable mystère » de Darwin enfin résolu ?

Deux biologistes seraient parvenus à résoudre une partie de « L’abominable mystère » de Charles Darwin. Pour rappel, le célèbre scientifique avait publié « L’Origine des espèces », un ouvrage sur la théorie de l’évolution en 1859, mais n’avait pas réussi à expliquer l’origine et la prolifération des plantes à fleurs. Il aura fallu attendre plus d’un siècle et demi pour trouver un début de réponse.

Le duo de chercheurs avance que les plantes à fleurs se sont propagées plus vite sur Terre parce qu’elles sont dotées de petits génomes robustes ainsi que de petites cellules, contrairement aux plantes conifères qui ont de gros génomes. Cette caractéristique leur aurait permis de bénéficier d’une meilleure photosynthèse et hydratation pour un développement plus rapide.

Plantes

Les deux scientifiques ont publié le résultat de leurs recherches dans la revue scientifique Plos Biology, le jeudi 11 janvier 2018.

Prolifération des fleurs, des réponses

Des deux énigmes qui composent « L’abominable mystère » de Charles Darwin, seule l’étonnante multiplication des plantes à fleurs en seulement quelques dizaines de millions d’années a pu être expliquée par les deux biologistes. Darwin n’avait pas réussi à expliquer l’apparition des plantes à fleurs, mais surtout leur évolution en plusieurs espèces différentes en « si peu de temps ».

Dans la revue Plos Biology, les auteurs de l’étude avancent que les plantes à fleurs ont pu s’imposer aussi rapidement sur Terre grâce à leurs graines « angiospermes » qui sont dotées d’un génome petit, mais robuste. Le petit génome serait un facteur essentiel d’une bonne photosynthèse.

Ces recherches se sont basées sur l’étude de plus de 400 espèces de plantes à fleurs et conifères.

Des failles subsistent encore

Darwin n’est pas le seul à s’être creusé les méninges pour percer le mystère des plantes à fleurs. Cela fait plus de 150 ans que les scientifiques du monde entier tentent également de déterminer leurs véritables ancêtres et origines. C’est donc sans surprise que la théorie publiée dans la revue Plos Biology a suscité l’intérêt de nombreux chercheurs.

Verdict : l’hypothèse est intéressante, mais comporte plusieurs failles qui pourraient la remettre en question.

Pour François Parcy, co-auteur d’une étude quelque peu similaire menée en 2017, la théorie des petits génomes n’explique pas entièrement la suprématie des plantes à fleurs sur Terre. « La théorie est intéressante et les auteurs apportent beaucoup de corrélation. Mais pour en tirer une causalité, c’est plus difficile. Surtout que chez les plantes à fleurs, il y a aussi de gros génomes. »

Ainsi, une bonne partie du mystère demeure toujours et les recherches continuent pour enfin trouver des réponses définitives.

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Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !