L’Antarctique abrite une centaine de volcans sous la glace

L’Antarctique fascine de nombreux chercheurs et géologues. L’un d’entre eux a mené une étude poussée portant sur l’activité volcanique de la région. Il a découvert la présence de 91 volcans supplémentaires sous l’épaisse couche de glace du continent blanc, pour un total de 138 volcans.

L’Antarctique n’est pas un continent tout à fait comme les autres. Immense, il s’étire en effet sur un peu plus de quatorze millions de kilomètres carrés et sa surface est recouverte d’une épaisse couche de glace dont l’épaisseur moyenne oscille autour de 1,6 kilomètre.

Lac subglaciaire

Extrêmement hostiles, les lieux n’abritent aucune population permanente.

L’Antarctique dissimule de nombreux volcans

En raison de l’épaisseur de sa couche de glace, la morphologie du sous-sol de son continent reste peu connue et c’est précisément pour cette raison que l’Antarctique occupe une place de choix dans le cœur des géologues.

Robert Bingham, un chercheur de l’Université d’Édimbourg, a passé plusieurs semaines sur place avec son équipe afin d’étudier l’activité volcanique du continent. Pour se faire, les scientifiques ont utilisé un avion équipé d’un radar assez sensible pour voir à travers la calotte glacière.

En examinant les relevés des instruments, les géologues ont remarqué la présence de plusieurs pics de basalte profondément enterrés sous la glace.

Très différents les uns des autres, ces cônes s’échelonnent à des altitudes diverses, des altitudes comprises entre cent et quatre mille mètres.

Compte tenu de leur disposition et de leurs caractéristiques, les chercheurs en ont déduit que ces pics étaient la résultante de plusieurs éruptions volcaniques souterraines. En comparant ces données aux relevés effectués par les satellites et les analyses précédentes, les scientifiques ont réussi à dénombrer 91 volcans supplémentaires en plus des quarante-sept connus.

Des volcans à surveiller de près

Toutefois, Robert Bingham et son équipe n’ont pas encore été en mesure de déterminer si ces volcans étaient toujours en activité.

Le chercheur compte cependant faire toute la lumière sur cette délicate question et il a tenu à insister sur ce point durant l’entretien mené par nos confrères du Guardian. L’homme a en effet indiqué qu’une éruption pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur la couche de glace recouvrant le continent blanc en accélérant la fonte des glaces.

Le spécialiste s’inquiète d’ailleurs des effets du réchauffement climatique. Selon lui, une diminution du poids des glaciers pourrait potentiellement provoquer un relâchement de la pression exercée sur les volcans enterrés sous la glace et favoriser ainsi les éruptions.