L’Antéchrist au coeur d’une étude historique assez particulière

Dans la bible, dans le chapitre 13 de l’Apocalypse, Saint Jean décrit Satan comme un grand dragon rouge doté de sept têtes, d’une queue massive et de dix cornes. Il a souligné l’avoir vu amener beaucoup de gens à se faire tatouer une marque. Sans cette dernière, il était impossible d’acheter ou de vendre. Ce chiffre serait « le nom de la bête, soit le nombre correspondant à son nom. (…) Ce nombre représente le nom d’un homme, c’est : six cent soixante-six. »

Depuis, l’intrigue sur la signification du symbole a suscité l’émergence de différentes théories. La professeure Kim Haines-Eitzen, spécialiste du christianisme primitif et du judaïsme à la Cornell University de New York, pense avoir démêlé le mystère.

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Elle croit que l’Antéchrist mentionné dans la bible n’est autre que Néron.

Ce dernier était le cinquième et dernier empereur romain de la dynastie Julio-Claudienne. Son règne s’étendait entre 54 à 68 (apr. J.-C.).

Une revendication politique ?

Kim Haines-Eitzen a partagé sa découverte à Morgan Freeman dans la série « L’histoire de Dieu » de Netflix. Elle a avancé que 666 était la valeur numérique en hébreu du nom de Néron.

Pour la spécialiste, il s’agit d’une forme de revendication politique : « Il s’agit d’une revendication politique de la cause du mal ou de qui est responsable du mal … Il y a un argument de poids pour 666 se rapportant à Néron », a-t-elle déclaré. Si l’on applique « des valeurs numériques au nom César Néron et que vous les additionnez, vous obtenez 666 ».

En 2017, l’experte avait reconnu que le Livre de l’Apocalypse est bien un livre prophétique. « Il a beaucoup de symbolisme », avait-elle souligné. Néanmoins, elle avait également précisé qu’il s’agit également d’un « livre très politique ».

Elle a souligné que l’Antéchrist est, selon les enseignements bibliques, quelqu’un qui accomplira la prophétie biblique de s’opposer au Christ lui-même. Or, l’homme d’État est justement connu, entre autres, pour s’être opposé au christianisme.

Une preuve supplémentaire ?

Il y a lieu de noter que la bible mentionne également le chiffre 616 comme symbole satanique. « Ce qui est intéressant à propos de ces fragments, c’est que nous avons deux numéros différents », a d’ailleurs reconnu l’historienne. « Alors vous pourriez penser que ce nombre détruit la possibilité que ce soit Néron », a-t-elle toutefois anticipé.

Pour elle, il s’agit d’une preuve supplémentaire. « Ce qui est frappant, c’est qu’il peut être utile pour confirmer l’identité de Néron, car c’est le numéro que vous obtenez si vous épelez Néron en latin, à savoir Nero Caesar. »

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