L’application Telegram « bloquée » en Iran

Pour maintenir l’ordre public, le régime iranien a pris une mesure drastique en limitant l’accès à Telegram. Cette application de messagerie est très utilisée en Iran n’est pas la seule concernée par cette restriction, Instagram semble être bloqué.

Le pays a connu une vague de manifestations antigouvernementales ces derniers jours. Les autorités ont accusé les médias sociaux d’alimenter la dissidence. Selon l’agence de presse AP, « la télévision d’État iranienne a déclaré lundi que les autorités bloquaient temporairement les services pour maintenir la paix ».

Telegram

Une autre source, l’Islamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB) News, média d’État, annonce également des restrictions pour l’application de partage de photos Instagram.

Telegram et Instagram bloqués en Iran

Les réseaux sociaux connaissent un grand dysfonctionnement dans cette République islamique.

Samedi 30 décembre, le ministre des télécommunications iranien, Mohammad Javad Azari Jahromi, avait déjà lancé une pique sur Twitter (bien que le réseau social soit pourtant banni depuis des années d’Iran, comme Facebook) en visant le fondateur russe de Telegram, Pavel Durov.

Il avait ainsi affirmé que l’un des canaux de la plate-forme encourageait « les comportements haineux, l’utilisation de cocktails Molotov, les soulèvements armés et les troubles sociaux » tout en demandant à l’entreprise de faire le nécessaire.

En réponse à ce tweet de ce membre du gouvernement de la République islamique, Duvrov avait fait savoir que : « les appels à la violence sont interdits par les règles du Telegram. Si elle est confirmée, nous devrons bloquer une telle chaîne, quelles que soient sa taille et son appartenance politique ». Chose qui avait d’ailleurs été faite à l’encontre de la chaîne visée par les reproches des autorités iraniennes.

Un échange musclé sur Twitter

Les administrateurs de Telegram ont en effet suspendu la chaîne @amadnews peu de temps après avoir constaté des débordements.

Ce canal, selon l’agence de presse AP, était géré  par un journaliste en exil, Roohallah Zam. « Celui-ci a dit avoir dû quitter l’Iran après avoir été accusé à tort de collaborer avec des services de renseignement étrangers. Cette chaîne rassemblait plusieurs centaines de milliers d’abonnés », rapporte Le Monde.

Après la suspension de @amadnews, Durov a écrit que les administrateurs de la chaîne ont pu « rassembler la plupart de leurs abonnés dans un nouveau canal pacifique, ce que nous avons salué » après avoir présenté ses excuses pour avoir rompu les conditions de services de Telegram « .

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