L’Australie fait la chasse aux sites de piratage audiovisuel

Les sites de piratage sont impitoyablement traqués par la justice australienne. D’après les informations rapportées par la BBC, ils sont environ 340 domaines internet à avoir été bloqués par les fournisseurs d’accès internet (FAI) du pays. Ils sont accusés de distribuer illégalement des films et séries du producteur de cinéma Village Roadshow, lui-même soutenu par des studios comme Disney, Paramount Pictures, Twentieth Century Fox, Columbia Pictures, et Warner Bros.

La décision de justice est entrée en vigueur le 25 aout 2017. Il faut préciser qu’elle entre dans le cadre de vastes campagnes anti-piratage organisées sur le territoire australien. Parmi les sites bloqués, on peut citer Putlocker, MegaShare, Demonoid, 123Movies, LimeTorrents, EZTV ou encore WatchSeries.

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Dans son arrêt, la cour estime que tous les sites web sanctionnés encouragent le téléchargement illégal, en plus de violer les droits d’auteur.

Tous les sites « pirates » sont concernés

La décision de justice en Australie concerne tous les domaines Internet qui proposent le téléchargement de films, séries et autres contenus vidéos, sans avoir reçu l’autorisation de l’auteur. Le blocage inclut ainsi les sites de téléchargement, de streaming, de partages de fichiers, mais aussi les sites miroirs ainsi que les annuaires de fichiers torrent.

L’AFR rapporte également que Village Roadshow, le principal plaignant dans l’affaire, compte agir auprès de Google. Il estime que le moteur de recherche devrait indexer les sites et pages web en rapport avec des films, séries et autres contenus piratés. Le producteur de cinéma envisage même de poursuivre en justice tous les Australiens qui ont téléchargé des contenus sur les sites pirates.

La mesure peut cependant être contournée

L’Australie est plus que déterminée à faire cesser les activités des sites pirates sur son territoire. L’industrie du divertissement révèle que le piratage lui coûte des milliards de dollars de recettes. « Les voleurs qui gèrent ces sites de piratage ne donnent rien à l’Australie, ils n’emploient personne et ils ne payent pas d’impôts ici. Sur les énormes bénéfices qu’ils amassent, pas un centime ne va aux créateurs des contenus. » a déclaré Graham Burke, le co-président de Village Roadshow.

Le problème, c’est que le blocage de sites peut s’avérer inefficace. Il est, en effet, possible de contourner la censure en utilisant des « réseaux privés virtuels » (VPN) pour accéder aux sites en question. La mesure contribue cependant à réduire considérablement le « vol de contenus audiovisuels ».

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